Sauvetages peu banals

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A Semur-en-Auxois, histoire des chats errants d’Emilie

Emilie a bon coeur, et les chats sans maître finissent toujours par arriver devant chez elle pour implorer pitance. Débordée par le nombre, elle a fait appel à « Charlotte et les autres… », espérant que notre association voudrait bien prendre en charge les stérilisations et les tatouages. L’opération sauvetage a été menée tambour battant, et voici le résultat, un an après :

Les chats errants sont presque tous devenus de braves chats d’intérieur. Petit à petit, ils se sont laissés approcher, puis caresser et tout doucement ils sont entrés dans la maison, se sont installés sur des coussins, dans des corbeilles et même sur les lits. Comme d’habitude, cette réussite découle de la coopération de trois acteurs de bonne volonté : Emilie la protectrice, le Docteur Wozniak vétérinaire et notre association.

Lilah, entièrement prise en charge par Emilie avant qu’elle s’adresse à nous.

Lilah

Lilah

Merlin, 9 ans également stérilisé aux frais d’Emilie.

Merlin

Merlin

Illior, recueilli il y a 6 ans et pris en charge lui aussi par Emilie.

Illior

Illior

Clémentine, squelettique à son arrivée, Cappucino qui aime le café au lait, Choucrette devenue amie avec le chien avant de l’être avec les humains, Rose, Caliméro, Eliott, pris en charge par notre association.

Et puis Cassiopée, crachant sur les autres mais très vite devenue gentille avec Emilie.

Cassiopée

Cassiopée

Berlingot, vite amadoué.

Berlingot

Berlingot

Hydromel, qui avait été abandonné.

Hydromel

Hydromel

Nougatine, entrée dans la maison à l’insu d’Emilie.

Nougatine

Nougatine

Gandalf et Luciole, qui étaient très sauvages.

Gandalf

Gandalf

Noisette, qui crevait de faim dans un village et Julie, errant dans le quartier après le décès de sa maîtresse.

Noisette

Noisette

Et Grion qu’on ne peut pas encore approcher, Cyrius, qui vient manger mais n’entre pas…

Ils n’ont pas pu être tous photographiés, mais ils sont tous heureux.

Les chats de Grosbois en Montagne.

Chatte Poupée dans sa cabane

Poupée

Leur protectrice a aménagé pour eux un bâtiment de jardin. La photo, prise en mai 2013, vous montre Poupée à sa fenêtre, les chats ayant vite compris que la chatière pouvait être utilisée comme observatoire.

« Jeune homme » est mort en 2012, tapé par une voiture. Mais Poupée, Flamette, Mouchette, Léo, Médaille 1, Médaille 2, Médaille 3, Chef-Chef, Tigrette sont devenus très beaux et leur protectrice a pour eux de nombreuses attentions.

Lettre de Dyonisos, chat libre, demeurant à Champagne-sur-Vingeanne.

Eh bien voilà…

Nous sommes trois, euh, quatre minous, (plus exactement un minou et trois minettes) nous habitons à Champagne-sur-Vingeanne, nous vivons sur les trottoirs de la rue haute en journée, et la nuit nous squattons les granges des habitants. Nous sommes bien nourris, tout le monde ou presque nous donne des croquettes, ils n’ont pas le cœur à nous laisser mourir de faim…

En revanche, il nous est arrivé un truc pas trop sympa au départ, mais en y réfléchissant bien, il semble que c’était pour notre bien, et maintenant, nous sommes heureux et en pleine forme, comme en témoignent les photos ci-jointes. Et les personnes qui en sont à l’origine sont très contentes, parce que lorsqu’il a été question de nous capturer et de nous faire stériliser, elles n’étaient pas très fières et nous non plus…

Nous avons fait un petit voyage en voiture, chacun à notre tour, jusqu’à Gray, chez un vétérinaire très « sympa » qui nous a soignés et tatoués, afin que la suite de notre vie soit meilleure…

Ce n’était pas de bonne grâce, il y a eu de la bagarre et des bleus, mais les humains sont tenaces lorsqu’ils ont décidé quelque chose, et on s’est laissé prendre par notre gourmandise, des friandises laissées dans une cage nous ont attirés et vlan, nous voilà maintenant cool, sur le rebord des fenêtres, à profiter du soleil, et à accepter même quelques caresses de ces humains.

Nous avons été baptisés, en plus… donc, je nous présente :

Moi, le narrateur, on m’a appelé Dyonisos, et j’ai été opéré le 15/07/2013.

Chat - Dyonisos Chat - Dyonisos

 Puis, le 24/07, Irine ma copine tricolore y a eu droit, pour la petite histoire, sa fille Démone, a été adoptée par une famille et est très heureuse, par contre Irine n’a pas aimé du tout ce qui lui est arrivé, elle est restée très sauvage, elle ne vient manger sur le rebord de la fenêtre que si je suis avec elle…

Et ensuite, Erix, le 30/07, la petite noire et blanche, qui vient quémander de la nourriture dans cette famille depuis treize ans, eh oui, ils ont une petite préférence pour elle, elle a eu confiance et tout s’est bien passé pour elle. Elle finira sa vie heureuse sans portées supplémentaires… en retraite, quoi !

Chat - Dyonisos Chat - Irine

Le dernier bon de stérilisation, toujours offert par l’association « Charlotte et les Autres », a failli ne pas être utilisé, la minette qui devait en bénéficier a succombé à un accident regrettable de tracteur. Ils roulent vite et ne font pas attention à nous… mais finalement, ce bon a pu être utilisé pour une petite minette du territoire d’à côté, qui se remet très bien, c’est Eudoxe, (tu parles des noms qu’on nous donne !) qui a été opérée le 04/09/2013… nous n’avons pas de photos d’elle… mais elle est nourrie par la cuisinière de l’auberge, qui est très généreuse…

Dyonisos et Erix Irine, Erix et Dyonisos

Donc tout va bien pour nous. La personne qui nous nourris a contacté la mairie, une demande de partenariat à été envoyée afin que les autres minous sauvages de village aient également une chance d’être protégés, on verra quelle suite sera donnée. En attendant, nous sommes tous très heureux, et nos humains me chargent de vous dire qu’ils resteront en contact avec l’association et régleront avec application la cotisation annuelle lorsque le moment sera venu… Merci…

Amicalement, les Minous, et Jean Pierre et Marie Dubost.

Le sauvetage des chats de Broindon.

En 2008, Nadine et son mari ont acheté une ancienne ferme à Broindon, dans le canton de Gevrey-Chambertin.

Dans ce village, il y a un château, et une cinquantaine de chats vivaient et proliféraient dans le parc du château.

Au début, certains chats du château traversaient la route pour venir se nourrir chez Nadine, qui laissait de la nourriture dans la grange pour une chatte qui avait élu domicile dans la ferme avant l’arrivée de Nadine.

Puis quelques chats ont décidé de s’installer à la ferme. Le mari de Nadine a installé dans la grange des cartons et des placards garnis de petites couvertures. En 2010, les époux ont dépensé 3000 euros de nourriture pour les chats sans famille.

En 2011, Nadine a fait appel à plusieurs associations grandes ou petites, très connues ou moins connues, nationales ou pas. En vain. Seule, « Charlotte et les autres » a répondu favorablement et accepté de financer les stérilisations. Le sauvetage des chats de Broindon pouvait commencer. Nadine avait obtenu que le maire du village s’engage à ne pas faire enlever les chats par la fourrière, à condition que tous soient stérilisés.

En 2013, nous vous présentons le résultat en photos.

Bravo, Monsieur le Maire !

Un exemple à suivre : Voulaines-les-Templiers.

Voulaines-les-Templiers : une petite commune du canton de Recey-sur-Ource. 320 habitants… et beaucoup de chats. Un maire formidable, M. Marcel Vernevaut, et un conseil municipal qui ne l’est pas moins.

La preuve : confrontés au problème de la prolifération des chats, les élus, au lieu d’ignorer la difficulté ou de la résoudre momentanément par des moyens drastiques et inhumains, se sont préoccupés de faire tout ce qu’il fallait pour que tout aille bien.

L’employé de la commune a été chargé de réhabiliter un petit bâtiment qui n’avait plus d’utilité et tombait en ruines, afin d’en faire un abri pour les chats. Une bénévole s’est occupée de l’aménagement intérieur : caillebotis, cagettes et bottes de paille, « échelle-chat » pour accéder aux étagères les plus hautes etc…

Notre association, à laquelle la commune a d’ailleurs fait un don, s’est chargée d’acquitter les bons de stérilisation et d’identification ; 38 chats sont déjà passés par la case vétérinaire. C’est Bernadette Podubcik, bénévole, qui capture les chats pour les transporter chez le vétérinaire et qui, depuis des années, soir après soir et sans jamais faillir, va distribuer la pitance quotidienne. C’est elle qui se procure, à ses frais, l’énorme quantité de nourriture nécessaire et, bien sûr, elle ne reçoit aucune indemnité pour le travail qu’elle effectue. Les chats l’attendent, reconnaissent le bruit du moteur de sa voiture et viennent accueillir leur bienfaitrice qui se dit récompensée par la confiance qu’ils lui témoignent.

Et ce n’est pas tout : le conseil municipal procède à un affichage destiné à inciter les propriétaires de chats à les faire stériliser.

Et parce qu’à la campagne il arrive plus souvent encore qu’en ville que de sombres brutes prennent plaisir à martyriser et à tuer les chats, la mairie affiche également, en bonne place, la liste des sanctions auxquelles s’exposent les auteurs de sévices.

Nous espérons tous que l’action exemplaire de ce maire et de ses adjoints donnera à d’autres municipalités l’idée de faire de même…

Novembre 2010 – Clet, chat à trois pattes.

Chat - Clet opéréA Gray, un chat -pas sauvage du tout, et même très sociable- arrive sur le lieu d’une «soupe populaire» tenue par une protectrice de chats sauvageons. Un de ses membres est littéralement fracassé, il marche évidemment sur trois pattes, la partie inférieure de la patte blessée ballotte de droite et de gauche lorsqu’il se déplace…

Horreur ! Manifestement, il souffre le martyre. Depuis combien de temps ?

La protectrice prend contact avec nous. Vite, le vétérinaire. Son diagnostic est sans appel : à ce stade, plus rien n’est possible, sauf l’amputation. Mais en aucun cas on ne peut remettre dehors un chat à trois pattes… Pas la moindre place au refuge, et étant donnée l’urgence de la situation, il n’est pas possible d’attendre qu’une place se libère avec la prochaine adoption. La solution ? Trouver immédiatement un adoptant. Beaucoup seraient tentés de dire «mission impossible» et d’en rester là. Mais «Charlotte et les autres…» ne renonce jamais, et cette détermination, par osmose peut-être, atteint tous ceux qui ont recours à l’association. En deux heures, l’affaire était bouclée : nous prenions en charge les frais, le vétérinaire opérait, la protectrice assurait la liaison entre tous les acteurs du sauvetage, une voisine décidait d’accueillir le chat à sa sortie de la clinique.

Une fois de plus se vérifiait l’adage qui dit que «l’union fait la force». Chacun des acteurs de cette histoire, agissant seul, aurait été impuissant. C’est qu’on ne réussit pas grand chose, seul. Chez «Charlotte et les autres…», on croit beaucoup aux petites équipes. Pour ce qui concerne le sauvetage du chat Clet, la petite équipe éphémère (la protectrice, l’association, le vétérinaire de Gray et l’adoptante) est bien fière de sa réussite.

Regardez les photos de Clet. Il se «débrouille» très bien déjà avec ses trois pattes, il fait bon ménage avec le chat de son adoptante et, bien sûr, les poils vont repousser sur la partie de son corps que le vétérinaire a tondue avant d’opérer.

Chat- Clet Chat - Clet

20 août 2010 – Une chatte coincée dans un rouleau de ruban adhésif.

Depuis la création de l’association, en 1993, « Charlotte et les autres … » a fait stériliser quelques milliers de chats errants. Pour chacun d’entre eux, il s’agissait bien d’un sauvetage, d’un « droit à la vie » qui leur était ainsi donné. Mais pour certains d’entre eux, le « sauvetage » était urgent, crucial, pour diverses raisons qui s’ajoutaient à la détresse ordinaire des chats qui n’ont ni maître, ni abri, ni pitance…

Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avions pas pensé à vous raconter les sauvetages peu banals auxquels nous procédons parfois. La création d’une nouvelle rubrique semble désormais s’imposer. Nous la compléterons au fil des nouvelles histoires, lorsque l’action « sur le terrain » nous en laissera le temps…

Voici donc notre premier récit, sauvetage qui date d’hier :

Chat avec un rouleau de ruban adhésifCette chatte a découvert, il y a quelques jours, une de nos « soupes populaires ». Autour de son poitrail, un rouleau de ruban adhésif grand modèle (ruban marron qu’on utilise pour fermer les cartons) dans lequel elle était déjà très serrée car cela devait durer depuis un certain temps et la chatte, très jeune, n’a pas encore terminé sa croissance.

Nous espérons qu’il ne s’agit pas d’un acte de maltraitance. Peut-être que, lorsqu’elle était plus petite, elle a, en jouant, rentré sa tête et ses pattes antérieures dans le rouleau et n’a pas réussi ensuite à se dégager de ce carcan. Le carton très épais comprimait fortement le poitrail de la jeune chatte, qui peinait à respirer…

Le cauchemar est fini, elle a été opérée, tout va bien!

Chatte ruban adhésif libérée Chatte ruban adhésif libérée
La petite chatte libérée de son carcan et stérilisée

Octobre 2010 – Les «chats tillonnais»…

ou comment faire d’une histoire sordide un conte de fée.

L’histoire commence il y a un peu plus d’un an, à Châtillon-sur-Seine. Crevant de faim et vivant de rapines, chassés de partout, terrorisés, une bonne vingtaine de chats très mal en point découvre une pépinière, hâvre de paix où ils vont s’installer et être pris en pitié par la propriétaire des lieux, qui décide de leur accorder le gîte et le couvert, et sollicite notre association pour les stérilisations et tatouages.

Les «chats tillonnais» dont vous pouvez voir les photos ci-dessous vivent un conte de fée, mais ce conte est une histoire vraie, que chacun de nous pourrait reproduire… avis aux amateurs !

On s’arrête là, vous avez compris. Depuis 1993, «Charlotte et les autres…», c’est des milliers de chats opérés, tatoués et donc sauvés. C’est aussi des centaines de personnes de bonne volonté et à la détermination sans faille, grâce auxquelles de nombreux contes de fée comme celui que nous avons mis en images ont pu voir le jour.

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