Novembre 2010
A Gray, un chat -pas sauvage du tout, et même très sociable- arrive sur le lieu d'une «soupe populaire» tenue par une protectrice de chats sauvageons. Un de ses membres est littéralement fracassé, il marche évidemment sur trois pattes, la partie inférieure de la patte blessée ballotte de droite et de gauche lorsqu'il se déplace...
Horreur ! Manifestement, il souffre le martyre. Depuis combien de temps ?
La protectrice prend contact avec nous. Vite, le vétérinaire. Son diagnostic est sans appel : à ce stade, plus rien n'est possible, sauf l'amputation. Mais en aucun cas on ne peut remettre dehors un chat à trois pattes... Pas la moindre place au refuge, et étant donnée l'urgence de la situation, il n'est pas possible d'attendre qu'une place se libère avec la prochaine adoption. La solution ? Trouver immédiatement un adoptant. Beaucoup seraient tentés de dire «mission impossible» et d'en rester là. Mais «Charlotte et les autres...» ne renonce jamais, et cette détermination, par osmose peut-être, atteint tous ceux qui ont recours à l'association. En deux heures, l'affaire était bouclée : nous prenions en charge les frais, le vétérinaire opérait, la protectrice assurait la liaison entre tous les acteurs du sauvetage, une voisine décidait d'accueillir le chat à sa sortie de la clinique.
Une fois de plus se vérifiait l'adage qui dit que «l'union fait la force». Chacun des acteurs de cette histoire, agissant seul, aurait été impuissant. C'est qu'on ne réussit pas grand chose, seul. Chez «Charlotte et les autres...», on croit beaucoup aux petites équipes. Pour ce qui concerne le sauvetage du chat Clet, la petite équipe éphémère (la protectrice, l'association, le vétérinaire de Gray et l'adoptante) est bien fière de sa réussite.
Regardez les photos de Clet. Il se «débrouille» très bien déjà avec ses trois pattes, il fait bon ménage avec le chat de son adoptante et, bien sûr, les poils vont repousser sur la partie de son corps que le vétérinaire a tondue avant d'opérer.


Le 20 août 2010
Depuis la création de l'association, en 1993, « Charlotte et les autres ... » a fait stériliser quelques milliers de chats errants. Pour chacun d'entre eux, il s'agissait bien d'un sauvetage, d'un « droit à la vie » qui leur était ainsi donné. Mais pour certains d'entre eux, le « sauvetage » était urgent, crucial, pour diverses raisons qui s'ajoutaient à la détresse ordinaire des chats qui n'ont ni maître, ni abri, ni pitance...
Jusqu'à aujourd'hui, nous n'avions pas pensé à vous raconter les sauvetages peu banals auxquels nous procédons parfois. La création d'une nouvelle rubrique semble désormais s'imposer. Nous la compléterons au fil des nouvelles histoires, lorsque l'action « sur le terrain » nous en laissera le temps...
Voici donc notre premier récit, sauvetage qui date d'hier :

Cette chatte a découvert, il y a quelques jours, une de nos « soupes populaires ». Autour de son poitrail, un rouleau de ruban adhésif grand modèle (ruban marron qu'on utilise pour fermer les cartons) dans lequel elle était déjà très serrée car cela devait durer depuis un certain temps et la chatte, très jeune, n'a pas encore terminé sa croissance.
Nous espérons qu'il ne s'agit pas d'un acte de maltraitance. Peut-être que, lorsqu'elle était plus petite, elle a, en jouant, rentré sa tête et ses pattes antérieures dans le rouleau et n'a pas réussi ensuite à se dégager de ce carcan. Le carton très épais comprimait fortement le poitrail de la jeune chatte, qui peinait à respirer...
Le cauchemar est fini, elle a été opérée, tout va bien!

La petite chatte libérée
de son carcan et stérilisée
octobre 2010
Les «chats tillonnais»... ou comment faire d'une histoire sordide un conte de fée.
L'histoire commence il y a un peu plus d'un an, à Châtillon-sur-Seine. Crevant de faim et vivant de rapines, chassés de partout, terrorisés, une bonne vingtaine de chats très mal en point découvre une pépinière, hâvre de paix où ils vont s'installer et être pris en pitié par la propriétaire des lieux, qui décide de leur accorder le gîte et le couvert, et sollicite notre association pour les stérilisations et tatouages.
Les «chats tillonnais» dont vous pouvez voir les photos ci-dessous vivent un conte de fée, mais ce conte est une histoire vraie, que chacun de nous pourrait reproduire... avis aux amateurs !

Cette maison de bois
isolée du froid a été construite spécialement pour les chats, qui
peuvent aussi se réfugier dans un hangar de la pépinière.
La maison des chats

Entente cordiale (c'est quand le foin manque au râtelier que les chevaux se battent)


Daisy remercie sa protectrice...et les adhérents de
"Charlotte..." !

Hyacinthe accepte la photo, mais n'approchez pas trop
près, s'il vous plaît !

Irène est maintenant pratiquement apprivoisée.

Isabeau a appris la confiance...

Isaïe se retranche timidement dans les iris.

Jacques et Isabeau jouissent d'un matin ensoleillé.

Jacques est devenu paisible, il s'est départi de son
regard inquiet.

La mascotte, Mutti, première arrivée...

Imré et Isabeau.

L'insaisissable Coco, enfin opéré.

Bastet méritait bien un nom de déesse égyptienne...

J'ai eu la malchance de naître d'une mère abandonnée
par son maître, et la grande chance de voir le jour dans la pépinière.

Moi aussi, je suis né dans la pépinière, avant que
notre protectrice s'aperçoive de l'arrivée de ma mère gestante.
On s'arrête là, vous avez compris. Depuis 1993, «Charlotte et les autres...», c'est des milliers de chats opérés, tatoués et donc sauvés. C'est aussi des centaines de personnes de bonne volonté et à la détermination sans faille, grâce auxquelles de nombreux contes de fée comme celui que nous avons mis en images ont pu voir le jour.
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