Revue de presse

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Atout Chat (numéro 318 – août 2011)

Nous reproduisons ci-après les 4 pages que la revue mensuelle « Atout Chat » consacre à notre association dans son numéro 318 du mois d’août 2011 (pages 48 à 51). Bonne Lecture !

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Chats rescapés cherchent foyer…

Journal « Le Bien Public » du 20 novembre 1993

Chats - Laura et Maxime

Laura et Maxime

Nés dans la rue, vivant de déchets laissés par les punks, leurs voisins, ils se terraient dans la cave d’une maison abandonnée, véritable cour des miracles féline: patte cassée, maxillaire fracturé, abcès, maigreur extrême… Capturés in extremis juste avant le passage des bulldozers, ils ont été soignés, stérilisés, tatoués, vaccinés contre la rage. Enfermés au rez-de-chaussée d’une maison dont le premier étage est encore en construction, bien nourris, traités avec douceur, ils sont devenus beaux, ils ont appris à jouer, ils ont compris, peu à peu, qu’on pouvait faire confiance à certains hommes…

Six d’entre eux ont trouvé, déjà, de bons maîtres qui se disent aujourd’hui ravis d’avoir cédé au mouvement de leur coeur. Mais cinq attendent encore, et il commence à faire bien froid dans les plâtres frais de cet abri provisoire qui ne pourra être chauffé de tout l’hiver…

Ils sont jeunes, propres, n’abîment rien ; craintifs, ils se cachent sous un fauteuil au moindre bruit suspect, et certains n’osent encore accepter les caresses… Mais leurs yeux, naguère vides d’expression, pétillent maintenant d’espoir. Ils rêvent d’un appartement chauffé, et surtout d’un vrai maître : pas un amateur de chats à la recherche d’un jouet pour ses enfants, mais une personne qui veuille offrir à un animal malheureux la vie douce qui lui fera oublier le cauchemar qu’il a vécu, et qui soit capable d’attendre un peu que le chat s’enhardisse au point d’oser manifester sa reconnaissance…

Ils s’appellent Juliette, Romain, Chloé, etc… Ils voudraient tant avoir aussi un nom de famille !

SOS chats expulsés.

Journal « le Bien Public » du 4 mai 1993

Chat - Laura

Laura

Un café, en pleine ville, au coin de deux rues à grande circulation. Chaque jour, à l’aurore et au crépuscule, une dizaine de chats attendent sur le trottoir, rassemblement éphémère d’un troupeau discret et touchant ; les plus téméraires sont sagement assis sur leur derrière, les plus craintifs, tapis sous une voiture : la propriétaire du café les nourrit. La pitance à peine avalée, ils disparaissent, se réfugient dans les jardinets de maisons inhabitées voisines du café.

Ce coin va être transformé : les maisons et les jardins seront détruits pour faire place à des immeubles. Le café est exproprié : la dame amie des bêtes est obligée de s’en aller. La dernière tranche des travaux commence. Quelques bulldozers sont déjà là. Aucune possibilité de repli pour les chats…

Ce que nous pouvons faire : attraper les chats, les faire stériliser, tatouer, soigner si besoin, tester leucose, etc… et les confier à ceux qui voudraient bien les recueillir. Nous n’avons pas encore de refuge …

Ce que vous pouvez faire : sauver la vie d’un de ces chats, en l’accueillant. Ces chats, parce que transférés, doivent être gardés à la maison. Nous donnons toutes les explications et nous nous engageons à reprendre le chat si ça n’allait pas … (Ce qui n’est encore jamais arrivé, tant il est vrai que les chats de la rue s’attachent à leur sauveteur, et réciproquement).

Pour eux, il n’y a qu’un seul recours : la bonne volonté des gens comme vous et nous.

Les chats errants.

Journal « le Bien Public » du 22 avril 1993

Chat - NounoucheDes chats naissent dans la rue, de chattes abandonnées. Très tôt, ils apprennent à fuir et à se cacher. La société les ignore et la loi les condamne. Ils sont dits « chats errants » et ne bénéficient pas de la protection accordée aux animaux abandonnés ou perdus. Ils ne parviennent pas à survivre seuls : pendant quelque temps, ils dévorent la nourriture déposée pour eux par quelque âme charitable, ou puisent des déchets, la nuit, dans les poubelles. Au terme d’une vie très courte (deux ou trois ans en moyenne), ils s’en vont mourir discrètement, après une agonie souvent cruelle, étouffés par la leucose, rongés par un chancre ou épuisés par le typhus…

Pour peu qu’on les connaisse, on s’aperçoit qu’ils ne demandent qu’à être apprivoisés. Dès leur entrée dans la maison, ils trouvent la litière et le griffoir. Ils commettent moins de petites bêtises que bien des chats domestiques. Les apprivoiser n’a rien d’une tâche ardue : il suffit d’attendre qu’ils osent croire à leur bonheur… Ils deviennent des compagnons affectueux, très attachés à ceux qui les ont accueillis.

Chat - Flavien

Flavien

Flavien cherche un maître. Il a un an. Naguère, il était blotti sous une haie, un tibia brisé. Il a été soigné, tatoué, castré, vacciné contre la rage, testé leucose et vermifugé. Il faut s’engager à assumer parfaitement le chat et à le garder à l’intérieur.

Chats errants cherchent familles d’accueil désespérément.

Le Bien Public du 31 janvier 1992

Il s’agit de chats nés dans la rue, de chattes perdues ou abandonnées. Ils sont confiés après stérilisation, tatouage et vaccination contre la rage. Aucune participation financière n’est demandée. On les apprivoise facilement, à condition de disposer, pendant un mois au moins, d’une pièce exclusivement consacrée au chat. Toutes les explications sont données…

Il est souhaitable de ne pas avoir d’enfant en bas âge.

Il faut s’engager à respecter les consignes données, à assumer parfaitement l’animal pendant toute la durée de sa vie, à le faire soigner si besoin, à poursuivre les vaccinations. Les chats sauvages, une fois transformés en chat d’appartement et apprivoisés, font de merveilleux compagnons, qui vouent à celui qui les a tirés du ruisseau un attachement exceptionnel.

Chat - Pauline

Pauline

Deux cas urgents : Pauline, très jeune, déjà apprivoisée. Elle a découvert avec délices qu’elle pouvait avoir chaud, être rassasiée, aimée, mais elle ne sait pas que son bonheur tout neuf est si précaire, qu’il ne tient qu’à une lettre.

Chantal, trois ans, habituée à se cacher pour survivre. Traumatisée par un passé cruel, à l’abri depuis peu, elle n’ose pas encore accepter les caresses. Toutes deux sont stérilisées, tatouées et vaccinées contre la rage. Leur destin, s’il faut les remettre à la rue : dans quelque temps, si elles ne se font pas écraser par une voiture ou empoisonner par un voisin, elles iront se cacher pour mourir, dans d’atroces souffrances, du typhus, du coryza ou de la leucose qui déciment les chats errants. Charlotte et Chantal attendent leur bienfaiteur, mais elles ne pourront pas attendre bien longtemps…

« S’il te plaît, apprivoise- moi ! »

Journal « Le Bien Public » Mai 1992

C’est très facile, tu verras : on t’expliquera tout. Ne crois pas que je vais dévaster ton appartement ou te sauter au visage ! Dans la rue, j’ai eu froid l’hiver, j’ai eu mal quelquefois, grand faim souvent, peur tout le temps… Alors, j’irai me cacher sous une commode, je n’oserai ni me montrer ni manger en ta présence. Je n’abîmerai rien, je serai propre tout de suite, mais il me faudra le temps de comprendre que tu me donnes le droit d’être là, que la pâtée est déposée là pour moi, que je n’ai plus à la voler !

Il me faudra quelques jours ou quelques semaines pour oublier la peur que je n’ai jamais cessé d’éprouver depuis ma naissance. Alors, je sortirai, tout doucement, de dessous la commode, je ferai deux pas timides vers toi… La première caresse, tu t’en souviendras toute ta vie et, comme ceux qui, avant toi, n’ont écouté que leur coeur, tu diras dans quelque temps que tu n’as jamais connu un animal plus attachant et plus reconnaissant que moi…

Je m’appelle Fanny, je suis très petite, stérilisée, tatouée et vaccinée. J’ai sept ans. Il paraît que je suis une exception : la durée moyenne de vie des chats des rues est de deux ans. Mais, si tu m’apprivoises, je pourrai t’aimer pendant une bonne dizaine d’années encore.

On te demandera bien plus que de l’argent : on te confiera ma vie. Vincent et Sidonie auraient pu t’expliquer ça eux aussi. J’ai été choisie parce que je suis la plus âgée, mais j’ai tellement peur de n’avoir pas bien su défendre notre cause ! Nous ne pouvons même pas aller au refuge… Tu n’aurais pas une petite place pour moi, s’il te plaît ? J’ai tellement peur de retourner à la rue !

On est responsable pour toujours de ce qu’on a apprivoisé.

Chat - FannyHistoires de chats errants.

Le Bien Public du 18 avril 1992.

Chat - EdithEdith - Au printemps de 1982, efflanquée et hagarde, elle s’épuisait à chercher sa subsistance dans les poubelles, sans pour autant parvenir à nourrir son seul petit. D’une grande tendresse avec ses maîtres, elle ignore le reste du genre humain et va se cacher dès que survient un visiteur.

Julie - Découverte en 1989, gestante et famélique. Apprivoisée et un mois, elle coule des jours heureux à Velars, ne cessant d’émouvoir par la reconnaissance qu’elle leur témoigne, ceux qui l’ont accueillie.

Chat - LiliLili - En 1985, en pleine ville, elle n’avait comme abri qu’un touffe d’iris qui poussait sur le toit d’un garage. Au début, elle mangeait sans cesse, comme pour compenser tous les jours de disette. Son grand bonheur ; ronronner dans les bras de son sauveteur.

Charlotte et Chantal - Placées grâce à notre journal en janvier dernier, elles savourent leur bonheur…

Chat - HubertHistoire d’Hubert - Blessé, abandonné depuis longtemps, il errait dans Dijon. Il a été soigné, castré, tatoué, vacciné. Apprivoisé mais un peu craintif encore, il cherche une excellente place de chat d’appartement.

Histoire de coeur - Et puis il y a les autres, ceux qui n’ont même pas encore de nom ; la petite chatte si frêle qui se cache dans une cave et qui sort furtivement, la nuit venue, pour dévorer en jetant autour d’elle des regards inquiets, la nourriture qu’une dame dépose pour elle, sur un papier, dans le caniveau… le chat jaune qui semble si las de lutter pour survivre encore un peu… Aidez-nous à les sauver : pour recueillir Hubert ou accueillir un chat errant (après stérilisation, tatouage et vaccination) écrivez à : Charlotte et les autres…

 

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