Cotisations - Adhésions


 Appel des cotisations 2009

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Emmanuel, après plusieurs mois d'excellents soins.

Dijon, décembre 2008

Cher adhérent,

Pour commencer cette lettre, je me contenterai d'évoquer pour vous quelques petites histoires de sauvetages effectués au cours de l'année 2008, certaine que ces anecdotes vous permettront, bien mieux qu'un long discours théorique, de mesurer l'importance de l'aide que vous voulez bien accorder à notre association.


A Chenôve, une chatte abandonnée, qui n'a pas réussi à trouver un recoin pour s'abriter du mauvais temps et des regards, met au monde deux petits, au pied d'un arbre, sous une pluie battante et glaciale. Les petits n'y survivront pas, mais nous parviendrons, de justesse, à sauver la mère.


Près de Montbard, un matou efflanqué et épuisé, n'ayant plus que la peau sur les os, souffrant d'une conjonctivite si forte qu'il ne voit presque plus rien, est venu se coucher sous le perron d'une maison. A celle qui le découvre, il donne l'impression d'avoir renoncé et d'attendre la mort, comme une délivrance. Il est si faible que la dame peut le prendre, bien qu'il ne soit pas du tout apprivoisé. Mais cela, on le saura quelques jours plus tard, après que des soins lui auront été prodigués.

Dans les environs de Châtillon, une de nos adhérentes se porte au secours des «petits sauvages» et des «abandonnés dans la rue». Chaque jour, elle va nourrir ses protégés, sans se soucier ni du temps qu'il fait ni des kilomètres à parcourir. Nous lui fournissons les bons de stérilisation et de tatouage qu'elle nous demande. Je crois bien qu'elle a fait opérer, déjà, plus de 45 chats...


A Montceau-Echarnant, deux protecteurs courageux nourrissent et surveillent 26 chats des rues... ou des champs, comme on voudra ; 10 sont déjà opérés et soignés, les autres attendent leur tour, mais tous seront secourus.


A Losne, une bonne âme accueille un chat errant venu à sa porte. Peu de temps après, le chat amène ses amis : 6 adultes et 5 chatons. Notre bonne âme, dans un premier temps, s'adresse à nous pour nous demander de «placer» le petit groupe qu'elle nourrit provisoirement. Quelques explications plus tard, lorsqu'elle a compris qu'aucune association n'est en mesure de placer le dixième des chats qu'on lui signale, elle accepte de ravitailler définitivement tout ce petit monde. Nous prenons bien sûr en charge stérilisations et tatouages.

A Fontaine-les-Dijon, les chats mal en point semblent savoir d'instinct où se trouve la maison près de laquelle il faut se rendre pour être «remis sur pattes». Dernier arrivé, Basile, qui s'est présenté avec un oeil tout rouge, à demi fermé et larmoyant, la truffe qui coulait, et toussant sans arrêt. Une fois guérie, après une bonne cure d'antibiotiques, la nouvelle recrue s'est vue attribuer un bon, fourni par l'association, afin que ceux qui acceptaient un vagabond de plus à leur soupe populaire aillent le faire castrer et tatouer.


Des retraités de Blancey qui, depuis 13 ans, sacrifient leurs vacances et une bonne partie de leur budget aux chats errants, sauvages ou domestiques, qui traînent misère près de chez eux, font appel à nous pour stériliser les derniers venus. Il en vient sans arrêt car, à travers les prés, leur maison est proche de l'aire d'autoroute de Gissey... Les mauvais maîtres adorent lâcher leurs chats sur les aires d'autoroute, espérant peut-être qu'ils se feront vite écraser.


A Marsannay, une famille possède 3 chats, qui sortent souvent faire un petit tour. Attirés probablement par les odeurs de nourriture, peut-être encouragés par les 3 chats choyés, deux matous faméliques se mêlent à leurs nouveaux copains pour se faufiler dans la maison et dans la vie de la famille, à qui nous accordons bien vite les soins vétérinaires nécessaires aux nouveaux-venus. Dans ce cas-là encore, la première déception passée, (Non ! Nous ne pouvons pas trouver d'adoptant pour ces deux matous ; non ! nous n'avons pas de place au refuge !) c'est de bon coeur que la famille accepte de participer au sauvetage en accueillant définitivement les deux chats qui s'incrustent.


C'est aussi à vous, adhérents, que ces chats, comme beaucoup d'autres, doivent la vie, car les seules ressources de notre association sont les dons de ses membres. En 2007, nous avons pu faire opérer, tatouer et soigner 345 chats, dans 116 communes du département. Les comptes pour 2008 ne sont pas terminés au moment où j'écris, mais d'ores et déjà il ne fait pas de doute que ce nombre sera encore plus important qu'en 2007. Dans les informations complémentaires, vous trouverez la liste des 128 communes dans lesquelles notre association est intervenue entre le 1er janvier et le 30 novembre 2008. Odile Boch, qui tient les comptes avec la plus grande rigueur, me dit que nous avons déjà dépensé, au 15 novembre 2008 (donc pour 10 mois et demi de 2008), plus de 13000 €, rien qu'en frais vétérinaires. Et vous savez que nos 51 vétérinaires nous consentent de vrais prix d'amis.

Bonne nouvelle : La Fondation 30 Millions d'Amis a repéré notre association en 2008, et elle a acquitté une partie de nos frais vétérinaires (pour un total de 2520 €). Nous allons demander le renouvellement de cette aide pour 2009.

Grâce à une coopération efficace entre notre association et la Société pour la Défense des Animaux, il a été possible d'accorder une place, temporaire ou définitive, au refuge, aux chats qu'on ne pouvait remettre sur leur lieu de vie, à cause d'un handicap ou d'une maladie à soigner.

Un peu partout, de nombreux protecteurs procurent à leurs protégés, en plus de la pitance quotidienne, un abri de fortune : à Grandmont, c'est une chaufferie qu'on aménage et qui sert de refuge à une quinzaine de chats ; à Saint-Martin du Mont, des bottes de paille oubliées dans un grenier servent de havre à dix de leurs congénères ; six autres logent, à Leuglay, dans une grange à l'abandon. A Beaumont-sur-Vingeanne, les hommes de la maison se sont lancés dans la construction de niches en bois...


Quelquefois, le chat a trouvé tout seul un coin abrité et tranquille : il «squatte» une remise, une cabane de jardin, une cave, un appentis, un auvent sous lequel on a entreposé des cagettes... et c'est là que le futur protecteur, (qui ne sait pas encore qu'il va bientôt être des nôtres) découvre, par hasard, la détresse du petit animal, souvent sauvage ou redevenu sauvage. Récemment trouvés dans un tas de bois, lovés dans un interstice entre des bûches, une chatte et ses cinq chatons, déshydratés et crevant de faim, blottis les uns contre les autres, la mère tentant de réchauffer les petits... Ils ont pu être secourus et l'histoire finit bien.


Bien souvent, considérant le cas qui se présente, on se dit qu'il suffit de très peu pour que soient sauvés ces pauvres hères. Et c'est vrai : un peu d'argent, un peu de bonté, quelques efforts, et c'est la vie qui gagne, c'est le malheur qui perd la partie... grâce à la coopération de tous ceux qui oeuvrent pour «Charlotte et les autres...», grâce à l'entente tacite entre les différents partenaires : les donateurs, les protecteurs, les vétérinaires.

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On lit encore la peur dans les yeux de cette chatte, plusieurs semaines après le sauvetage.

Notre fonctionnement est maintenant bien rôdé. Nous nous chargeons de la gestion administrative et financière, des conventions que notre groupement, le R.A.P.A.P.P.E.L., passe avec les mairies pour que les chats soient officiellement préservés et ne fassent pas l'objet d'une mise en fourrière, des rapports avec les 51 vétérinaires ayant signé notre protocole d'accord, avec la Direction des Services Vétérinaires qui nous demande régulièrement un bilan, de la tenue des registres légaux, des assurances etc... Et, bien sûr, nous traitons chaque demande sérieuse : explications, conseils, prêt d'une cage de capture éventuellement, établissement des bons, choix du vétérinaire le plus proche etc... Et comme tout cela représente déjà une charge très lourde à laquelle nous suffisons à peine, c'est le demandeur qui devient protecteur et bénévole sur place : c'est lui, la plupart du temps, que nous chargeons de capturer le chat(sauf dans les cas difficiles), de l'emmener chez le vétérinaire que nous avons désigné ou qu'il a choisi, s'il a déjà un vétérinaire pour ses animaux, et surtout de nourrir quotidiennement et de surveiller le chat. Récemment, nous avons été amenés à faire diverses statistiques et à collationner des éléments chiffrés (travail auquel je ne me consacre pas volontiers), pour présenter notre association à une administration, et nous nous sommes aperçus que nous avions environ 2500 bénévoles, répartis dans tout le département, certains s'acquittant de leur mission depuis 1993, date de création de l'association. Ces bénévoles ne sont pas adhérents, pour la plupart, car ils gèrent, souvent à la campagne, des groupes importants de chats (30 ou davantage), dépensent pas mal d'argent en nourriture pour leurs protégés et ne disposent pas d'un budget extensible.


J'espère que ce petit résumé, assez mal ficelé, et dont je ne suis pas très contente, le temps me manquant toujours pour parfaire mes diverses tâches, rend tout de même partiellement compte d'une année d'activité intense.


Chaque année, nous progressons, inéluctablement, par nécessité, presque malgré nous.

En 1993, lorsque nous avons fondé l'association, nous étions trois. Au cours de l'année, nous avions pu, non sans mal, sauver une douzaine de chats, et nous n'en étions pas peu fières ! Depuis 15 ans, chaque année, de nouveaux membres, tous motivés, tous généreux, nous ont rejoints. Tous ensemble, nous avons fait la réussite de cette association qui fonctionne si fort, et dont l'utilité est une évidence. Sans jamais faire la moindre publicité, sans avoir le téléphone, sans employé, avec pour seule adresse officielle une boîte aux lettres, nous avons pris, dans la protection animale en Côte d'Or, une importance qui nous étonne. Mais il faut reconnaître que nous disposons de trois atouts de taille : la détermination sans faille de tous ceux qui participent à notre oeuvre, la formidable générosité de Michèle Pennequin, notre Présidente d'Honneur, et un site internet (offert, installé et hébergé par Arnaud Métral) très fréquenté.


Comme chaque année, je compte sur votre soutien et votre fidélité, et vous en remercie du fond du coeur, au nom de tous les chats sans maître, sauvages ou moins sauvages, qui pourront être secourus ou sauvés grâce à vos dons.


Je vous prie de croire, cher adhérent, à l'expression de mes meilleurs sentiments.


Le Président

Nicole Bacqué


P.S. : Notre association faisant partie de la Confédération Nationale des S.P.A. de France (C.N.S.P.A.), il est possible d'obtenir, pour nos cotisations et dons, un reçu fiscal permettant de déduire de nos impôts 66 % de la somme versée, dans la limite de 20 % du revenu imposable. (Pour une entreprise, réduction de 60 % dans la limite de 5 % du chiffre d'affaires). Cette possibilité est toutefois réservée aux cotisations ou dons de 30 € minimum.

Deux exemples : lorsque vous faites à notre association un don de 100 € par l'intermédiaire de la Confédération, cela ne vous coûte que 34 € car, grâce au reçu fiscal, vous pouvez retirer 66 € de la somme que vous devez aux impôts.

Si vous souhaitez donner réellement 100 €, vous pouvez faire un don de 295 €, car vous économiserez 195 € d'impôt.


Pour régler votre cotisation, procédez ainsi :


Si vous faites un chèque de moins de 30 €

ou

si vous faites un chèque de 30 € ou davantage mais ne souhaitez pas de reçu fiscal


- Rédigez le chèque à l'ordre de « Charlotte et les autres... »




- Envoyez-le à notre association, à notre adresse. Vous recevrez votre carte de membre, que nous vous adresserons aussitôt.

- Joignez, si possible, une enveloppe timbrée à vos nom et adresse.








Si vous faites un chèque de 30 € ou davantage et souhaitez un reçu fical





- Rédigez le chèque à l'ordre de

« Confédération des SPA de France » :et inscrivez au verso du chèque : « Don pour Charlotte et les autres... »


- Envoyez-le à notre association, à notre adresse(et surtout pas directement à la C.N.S.P.A.!).



- Joignez si possible, une enveloppe timbrée à vos nom et adresse.

Vous recevrez, d'une part votre carte de membre, que nous vous adresserons aussitôt, et d'autre part le reçu fiscal, qui vous sera envoyé un peu plus tard par la C.N.S.P.A.



    | Cotisation simple à partir de 10 €.


    | Cotisation membre bienfaiteur à partir de 30 €.



Informations complémentaires.


- N'oubliez pas, si vous avez accès à Internet, de consulter notre site www.charlotte-et-les-autres.com. Vous y trouverez des renseignements et de jolies photos de chats sauvés.


- Des autocollants « Charlotte et les autres... » sont en vente, par correspondance, en nous adressant un chèque de 2 € et 0,88 € en timbres. (Joindre une enveloppe timbrée).


Ces autocollants nous sont fournis par la Confédération des S.P.A., ils sont identiques pour les 250 associations confédérées, mais la présence d'un chien nous gêne un peu, aussi songeons-nous à faire éditer nos propres autocollants. Si vous avez une jolie photo ou un beau dessin à nous proposer, n'hésitez pas à nous l'envoyer !


- Un dépliant est disponible. Il a été réalisé bénévolement par deux élèves du lycée du Castel.



    - Liste des 128 communes dans lesquelles notre association est intervenue en 2008 (liste incomplète, le mois de décembre n'ayant pas pu être pris en compte).

    Aiserey, Aisey-sur-Seine, Aisy-sous-Thil, Aloxe Corton, Ancey, Arcenant, Arcenay, Arnay-le-Duc, Athée, Athie, Autricourt, Beaumont-sur-Vingeanne, Beaune, Beurey-Beauguay, Bèze, Bissey-la-Côte, Blancey, Bligny-le-Sec, Bouilland, Braux, Brazey-en-Plaine, Broin, Buncey, Buxerolles, Chailly-sur-Armançon, Chamesson, Chassignelles, Châtillon-sur-Seine, Chenôve, Chevigny-Saint-Sauveur, Civry-en-Montagne, Colombier, Commarin, Corcelles-les-Monts, Corrombles, Couternon, Crecey-sur-Tille, Cuiserey, Curley, Darcey, Darois, Dijon, Faim-les-Moutiers, Faverolles-les-Lucey, Fontaine Française, Fontaine-les-Dijon, Genlis, Gevrey-Chambertin, Gigny-les-Beaune, Griselles, Hauteville-les-Dijon, Heuilley-sur-Saône, Is-sur-Tille, Izeure, Izier, La Roche-en-Brenil, Labergement-les-Seurre, Labussière-sur-Ouche, Lacour d'Arcenay, Lamargelle, Laperrière-sur-Saône, Les Maillys, Leuglay, Longeault, Longvic-les-Dijon, Losne, Magny-sur-Tille, Mairey Mont-Saint-Jean, Mâlain, Marsannay-la-Côte, Marsannay-le-Bois, Massigy-les-Semur, Melin, Minot, Mirebeau-sur-Bèze, Mont-Saint-Jean, Montceau et Echarnant (Grandmont), Montigny Monfort, Montliot et Courcelles, Morey-Saint-Denis, Mosson, Neuilly-les-Dijon, Nogent-les-Montbard, Noiron-sous-Gevrey, Normier, Nuits-Saint-Georges, Perrigny-sur-l'Ognon, Plombières-les-Dijon, Pluvault, Pluvet, Pouilly-en-Auxois, Précy-sous-Thil, Quétigny, Panges, Ruffey-les-Echirey, Saint-Apollinaire, Saint-Euphrône, Saint-Germain-de-Modéon, Saint-Jean-de-Losne, Saint-Martin-du-Mont, Saint-Maurice-sur-Vingeanne, Saint-Mesmin, Saint-Philibert, Saint-Prix-les-Arnay, Saint-Sauveur, Saint-Symphorien, Sarry, Saulieu, Saulon-la-Chapelle, Saussy, Semur-en-Auxois, Sennecey-les-Dijon, Seurre, Sincey-les-Rouvray, Talant, Tanay, Thoisy-la-Bergère, Torcy et Pouligny, Thoste, Tréclun, Trouhans, Trouhaut, Varois-et-Chaignot, Velars-sur-Ouche, Vernois-les-Vesvres, Viévigne, Villeneuve-sous-Charigny, Vougeot etc...


- Nous avons une convention R.A.P.A.P.P.E.L. avec certaines communes.

Les conseils municipaux de ces communes ont choisi la solution «stérilisation-tatouage-relâcher sur le lieu de vie» plutôt que le recours à la fourrière et à l'euthanasie.

Des accords sont en cours avec d'autres municipalités.

Si vous êtes maire ou conseiller municipal, et si vous pensez que la majorité de l'assemblée municipale pourrait être favorable à la méthode que nous proposons, écrivez-vous !


L'assemblée générale de « Charlotte et les autres... » se tiendra le vendredi 6 mars 2009, à 18 h 30.



Appel des cotisations 2008

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Dijon, décembre 2007


Cher adhérent,

Au fil des années, ma lettre annuelle d'appel des cotisations s'est transformée, peu à peu, en compte-rendu sommaire d'activité, et cela me semble nécessaire : en ces temps où nous sommes sollicités de toutes parts, pour toutes sortes de causes, où il ne se passe pas de trimestre sans que soit dénoncé un scandale ou un détournement de fonds perpétré par une association, où nos boîtes aux lettres regorgent d'appels aux dons rédigés sur des supports luxueux et accompagnés de porte-clefs, vignettes, gadgets dispendieux, enveloppes pré-timbrées etc... qui témoignent en réalité du gaspillage éhonté qui est fait de dons versés pour une bonne cause, il me semble utile et juste de vous rendre compte de ce que nous avons fait avec l'argent de vos cotisations, car beaucoup d'entre vous n'assistent pas à l'assemblée générale.

Sachez donc que, pour 2006, 72% de notre budget ont été consacrés à des soins vétérinaires, et 23% à l'achat de nourriture. (La plupart des «protecteurs» achètent eux-mêmes les croquettes et les boîtes de pâtée). De quoi se composent donc les 5% restants ? primes d'assurances, cotisation à la Confédération des S.P.A. de France, cotisation au R.A.P.A.P.P.E.L., location de l'emplacement pour notre site internet, frais bancaires de tenue de compte... . C'est tout, et le bilan représente, ma foi, une jolie prouesse : 5% seulement du budget consacrés aux frais de fonctionnement, 95% allant directement aux animaux. Je ne crois pas qu'on puisse mieux faire, et nous sommes très fiers de ce résultat. Les comptes 2007 ne sont pas encore clôturés, évidemment, mais on peut d'ores et déjà dire que les différents postes de dépenses se répartiront de la même façon, ainsi que pourront le constater ceux d'entre vous qui viendront à la prochaine assemblée générale.

Par ailleurs, 100% des recettes proviennent des cotisations et dons. L'association ne reçoit aucune subvention. C'est assez dire, je crois, l'importance capitale que revêt votre soutien.

Notre activité, déjà très intense en 2006, s'est encore accrue en 2007, et nous sommes perpétuellement débordés. Cette année 2007 est une véritable réussite, tant en ce qui concerne les «sauvetages» de chats sans maître qu'en ce qui concerne la propagation de nos idées, et particulièrement celle qui préconise le remplacement de la mise en fourrière suivie d'euthanasie par la stérilisation et le relâcher sur le lieu de vie.

Il me faut donc remercier ici les différents acteurs de cette réussite :

  • nous tous d'abord, fidèles adhérents de l'association ; c'est une lapalissade que de dire que, sans notre soutien financier, il n'y aurait rien de possible. Parmi nous, il faut décerner une mention spéciale à Michèle Pennequin, notre Présidente d'honneur, dont l'extrême générosité a fait qu'encore cette année, nous avons pu répondre favorablement à toutes les demandes sérieuses que nous avons reçues. Toutes les «colonies» de chats en détresse dont nous avons eu connaissance ont pu être secourues.

  • les 45 vétérinaires collaborant avec nous, qui participent réellement à notre oeuvre de protection animale -ce n'est pas le cas de toute la profession-. Il faut savoir que ces praticiens nous consentent des tarifs de faveur, vraiment très bas (ce sont les prix que nous pouvons payer sans risquer d'avoir à renoncer à certaines stérilisations nécessaires ; en effet, ce sont souvent, à la campagne, des groupes de 30 ou 40 chats qu'il faut traiter, et si l'on ne peut pas financer la stérilisation de tout le groupe, on ne parvient pas à arrêter la prolifération, on ne fait que la ralentir). D'autre part, il est bien plus difficile pour un vétérinaire de s'occuper d'un chat «sauvage», arrivant en cage-piège, souvent sans rendez-vous, encore plus souvent en triste état, que de procéder aux mêmes opérations sur le charmant minet d'une brave dame. Nos vétérinaires ne sont pas seulement de bons professionnels. Ce sont aussi des hommes de coeur.

  • les «protecteurs» : ce sont ceux qui nourrissent et quelquefois hébergent les chats errants. Ils ont découvert la détresse d'un chat, ont entrepris de le ravitailler et se retrouvent avec un petit groupe de miséreux, quémandant avec succès la pitance quotidienne. Craignant la reproduction des pauvres hères qu'il nourrit, le «protecteur» s'adresse à nous. Nous offrons les bons de stérilisation, prodiguons les conseils nécessaires, organisons les captures, prêtons les cages, prenons contact avec le vétérinaire le plus proche collaborant avec nous, procédons aux formalités nécessaires pour que les chats aient dorénavant, légalement, le droit d'exister etc... . La plupart du temps, le protecteur ne pensait pas, au départ, avoir à s'engager autant. Peu à peu, il s'investit davantage. Nous l'y incitons d'ailleurs, car la réussite de notre oeuvre est fondée sur la participation active de tous. Et ce n'est pas rien que de distribuer quotidiennement la nourriture à une colonie de chats qu'il faut aussi surveiller pour pouvoir intervenir rapidement en cas de maladie ou de disparition, et à qui il faut aussi procurer des abris discrets afin qu'ils ne souffrent pas trop des intempéries, et ceci sans déplaire au voisinage. Nos «protecteurs» sont souvent dévoués au point de se priver pour donner davantage aux animaux. Et ils font parfois preuve de courage : je pense à cette dame qui, bien qu'allergique au poil de chat, s'occupe parfaitement d'une bonne douzaine de minets, traitant son allergie par le mépris, ou encore à cet homme qui, portant secours et nourriture à un groupe de chats, s'est vu obligé de pénétrer chaque jour dans un réduit infesté de puces, et a persévéré, couvert de piqûres et supportant d'effroyables démangeaisons, jusqu'à ce qu'on parvienne à la désinfection qui s'imposait, désinfection qui s'est avérée longue et difficile car les chats étaient tous des «petits sauvages» non manipulables.

  • les municipalités : naguère, il me fallait aller au-devant d'elles, obtenir un rendez-vous puis tenter de persuader le maire du bien-fondé de notre démarche. Les premières conventions ont mis longtemps à voir le jour. Mais comme nous avons investi tout notre coeur et tout notre savoir-faire dans l'aventure, que les édiles ont été satisfaits des premiers résultats, le bouche à oreille a fonctionné, et dorénavant ce sont les maires qui prennent contact avec nous. Fidèles à nos habitudes, nous progressons lentement mais sûrement, ne nous engageant avec une commune que lorsque le fonctionnement est bien au point avec la précédente. Les conventions sont signées par le R.A.P.A.P.P.E.L., groupement d'associations dont «Charlotte et les autres... » est le «leader» depuis sa création.

A ceux d'entre vous qui jugeraient cette démarche un peu trop administrative, je précise qu'elle est d'une importance capitale, car la signature d'une convention avec nous signifie, en fait, que la municipalité en question renonce, sur son territoire, à la mise en fourrière suivie d'euthanasie, et que tous les chats vivant sur le domaine de la commune auront la vie sauve. Ceux qui, pour une raison quelconque, (handicap, grand âge, besoin de soins etc... ) ne peuvent pas être remis sur le site, sont accueillis, provisoirement ou définitivement, dans le petit refuge de l'association ou dans celui de la Société pour la Défense des animaux.

Par ailleurs, lorsqu'une convention a pu être signée, c'est souvent un employé communal qui est chargé des captures et de la conduite des chats chez le vétérinaire, ce qui nous épargne un souci et nous soulage un peu.

Evidemment, nous intervenons partout dans le département, même si nous n'avons pas de convention avec la commune concernée. Voici la liste des communes dans lesquelles, entre le 1er janvier et le 30 novembre 2007, nous avons organisé et financé le sauvetage d'importants groupes de chats : Dijon, Colombier, Mirebeau, Arcenant, Izier, Leuglay, Saint Germain de Modéon, Bouilland, Faverolles-les-Lucey, Perrigny-sur-l'Ognon, Neuilly-les-Dijon, Montliot et Courcelles, Magny-sur-Tille, Buxerolles, Corrombles, Gevrey-Chambertin, Marsannay-la-Côte, Hauteville-les-Dijon, Velars-sur-Ouche, Pluvet, Plombières-les-Dijon, Mairey, Mont Saint Jean, Chassignelles, Mercey, Saint Prix-les-Arnay, Vougeot, Saint Philibert, Bissey-la-Côte, Fontaine-les-Dijon, Quétigny, Morey-Saint-Denis, Talant, Trouhans, Ruffey-les-Echirey, Gigny-les-Beaune, Aisey-sur-Seine, Autricourt, Labussière-sur-Ouche, Pouilly-en-Auxois, Minot, Saint-Apollinaire, Bèze, Viévigne, Izeure, Corcelles-les-Monts, Chamesson, Pluvault, Saint Martin du Mont, Saint Maurice sur Vingeanne.

Notre vie quotidienne est souvent émaillée de surprises ; certaines sont heureuses : ce sont les adoptions, trop rares mais toujours touchantes ; en 2007, Saturnin, Bengali, Camille, Huguette, Florence et Joseph ont connu ce grand bonheur. D'autres sont contrariantes au plus haut point : saccage d'une cage de capture, après relâcher du chat qui s'y trouvait, la première fois par une militante anti-stérilisation invoquant... le bouddhisme, la deuxième fois par une irresponsable aux motivations fumeuses...

Nous avons, en 2007, (sans tenir compte de décembre, mois pour lequel nous ne pouvons pas encore établir le bilan) fait stériliser et tatouer 312 chats. Cela représente un énorme travail, que nous avons pu mener à bien grâce à vous. Mais le sujet d'inquiétude qui s'est fait jour l'an dernier perdure, et devient même plus angoissant encore : en effet, les demandes d'aide ne cessent d'augmenter et plus que jamais, nous sommes le dernier recours de «protecteurs» désespérés qui se sont vus opposer partout des refus avant de s'adresser à nous.

Qu'adviendrait-il de tous ces pauvres chats sans toit ni maître, plus malchanceux encore que les autres, si un jour nous devions renoncer à secourir certains d'entre eux ? Cette crainte devient un souci obsédant, et nous espérons que le nombre des appels au secours finira un jour par se stabiliser. Pour cela, il faut que chacun d'entre nous continue à s'insurger contre l'irresponsabilité de ceux qui laissent leur chat se reproduire, sans se soucier de l'avenir des portées ou en «distribuant» les chatons alentour.

Comme chaque année, je compte sur votre soutien et sur votre fidélité, et vous en remercie bien vivement à l'avance, au nom de tous ces chats dont la survie ne dépend que de nous.


Je vous prie de croire, cher adhérent, à l'expression de mes meilleurs sentiments.


Appel des cotisations 2007



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Dijon, janvier 2007



Cher adhérent,


Un groupe de chats vivait presque paisiblement à Bouilland. Nourris par un couple de personnes âgées qui les avait pris en pitié, ils avaient été opérés et tatoués l'an dernier, grâce à des bons fournis par notre association. Mais comme elles sont rares, très rares, les maisons qui accordent aux chats qui errent, le ventre creux, l'assiette de nourriture salvatrice, le groupe s'est étoffé au gré des arrivées de nouveaux chats, venus probablement de loin et ayant beaucoup galéré avant de trouver de quoi ne pas mourir de faim. Nous venons donc d'établir d'autres bons pour ces "nouveaux". Parmi eux, quatre jeunes chats, conduits là, il y a de cela quelques mois, par leur mère mourante qui, après s'être épuisée à assurer leur survie et avoir retenu sa vie jusqu'à l'extrême limite de ses forces, avait enfin trouvé, trop tard pour elle-même, ce havre où ses petits pourraient être sauvés.


D'autres chats, au nombre de trente, vivent à Broin. La prolifération a été enrayée : ils sont tous stérilisés. Depuis plusieurs années, une dame se bat pour eux, sans trouver la moindre aide sur place. C'est elle seule qui les nourrit, et qui nous a adressé récemment un appel au secours car des difficultés financières momentanées ne lui permettaient plus d'acheter de la nourriture et elle devait se résigner à leur donner, pour toute pitance, des pommes de terre réduites en purée. Vite, on remplit sa voiture de plateaux de boîtes et de sacs de croquettes, en souhaitant que la situation s'améliore rapidement pour la dame ainsi que pour les trente chats qui n'ont qu'elle au monde...


De temps en temps, ça et là, quelqu'un nous demande de l'aide pour un chat très maigre et qui semble malade. Repéré et attrapé parce qu'à bout de forces, porté chez le vétérinaire, il est arrivé plusieurs fois cette année qu'on ne puisse rien faire d'autre pour la pauvre bête que la piqûre destinée à la délivrer de la souffrance. Le chat agonisait ; il mourait de faim, au sens propre de l'expression (trois fois cette année) ou d'un cancer lui rongeant complètement la face (une fois). Jusqu'à ce qu'il ressemble à un squelette ou à un être sorti tout droit d'un film d'horreur, personne n'avait songé à lui porter secours...


Une famille quitte Normier, en y laissant sa chatte, probablement supposée pouvoir se débrouiller seule. La petite bête se réfugie dans une grange, lacère les sacs poubelle pour survivre, brave sa peur pour aller voler quelques reliefs dans l'écuelle d'un chien, et c'est ainsi que deux dames découvrent sa détresse... et la portée de chats qu'elle a mis au monde. Aujourd'hui, les chats, opérés, n'ont toujours que la grange pour abri, mais ils ne se reproduisent plus et les deux dames se relaient pour leur assurer une nourriture décente.


Si je vous ai conté ces quelques scènes de la vie quotidienne de notre association, c'est pour que vous puissiez prendre la mesure de la détresse, de la misère des chats errants, mais aussi de l'importance que revêt votre soutien à « Charlotte et les autres... ». Car les associations de protection animale dont le but est de porter secours aux chats qui ne peuvent avoir une place en refuge (ils sont de loin les plus nombreux et les plus malheureux) sont rares, peu connues, et leurs moyens très limités.



Toutefois, grâce à vos dons et à l'insigne générosité de notre présidente d'honneur, nous avons, en 2006, (sans tenir compte de décembre, mois pour lequel nous ne pouvons pas encore établir le bilan), fait stériliser et tatouer 177 chats, auprès des 42 vétérinaires de Côte d'Or ayant signé notre protocole d'accord et accepté nos conditions tarifaires. Cela réprésente de fortes sommes d'argent, bien sûr, mais aussi un travail considérable. Il faut contrôler les demandes qui nous parviennent, souvent même en nous rendant sur place, car certaines personnes peu scrupuleuses n'hésitent pas à nous demander un bon pour leur propre chat en essayant de le faire passer pour un chat sans maître, organiser l'opération, mettre en contact le « protecteur » et le vétérinaire concerné, prêter la cage-piège et expliquer son fonctionnement, s'assurer que le « protecteur » s'engage à nourrir quotidiennement le chat jusqu'à sa mort, effectuer des missions de surveillance, procéder aux très rares adoptions possibles, gérer les cartes de tatouage et les registres légaux, établir les comptes-rendus annuels etc...


Il convient aussi de continuer à prendre contact avec les mairies pour tenter d'obtenir la signature d'une convention entre la municipalité et le R.A.P.A.P.P.E.L. (Rassemblement des associations de protection animale ne pratiquant pas l'euthanasie libératoire, groupement d'associations dont « Charlotte et les autres... » est le leader). Des conventions ont été signées avec les villes de Dijon, Crugey, Fauverney, Izeure, Perrigny-sur-l'Ognon et des négociations sont en cours avec plusieurs autres municipalités. Pour ceux d'entre vous qui ne le savent pas encore, je précise que les conventions proposées par le R.A.P.A.P.P.E.L. remplacent le recours à la fourrière (donc à l'euthanasie) par la capture, la stérilisation, le tatouage et le relâcher sur le site de vie. Ce qui implique évidemment d'organiser aussi le ravitaillement quotidien des chats, ce qui n'est pas le plus facile, loin de là.


A ce propos, je vous remercie de bien vouloir nous aider à combattre une idée particulièrement pernicieuse que certains s'obstinent à colporter, idée selon laquelle les chats seraient capables de se nourrir seuls, en chassant les souris ! Il vous appartient à tous de clamer la vérité : à vous, qui nourrissez chaque jour un petit groupe affamé, jamais vraiment rassasié, qui attend avec impatience l'heure de la « gamelle » ; à vous, qui savez qu'un chat, faute de mieux, mange de la purée car il ne trouve rien, même à la campagne, à se mettre sous la dent ; à vous qui savez que chaque jour des chats meurent de faim ou d'accidents provoqués par la faim. Ne laissons pas se répandre cette légende qui permet à certains de fuir leurs responsabilités en se donnant bonne conscience.


D'ailleurs, d'où nous viennent donc les demandes les plus stressantes pour nous, parce qu'elles concernent un grand nombre de chats ? Des maisons de retraite, (celle de Neuilly-les-Dijon cette année), des hôpitaux, aux abords desquels les restes des repas sont distribués aux chats par les résidents, les patients ou les cuisiniers, et plus rarement de fermes où quelqu'un fait l'aumône d'un peu de lait à une bande de chats faméliques.


Arnaud Métral, Directeur de la société Evonux, www.evonux.com, spécialisée en logiciels libres (open source) sous LINUX, a fait à notre association un cadeau magnifique : un site internet. Arnaud et son équipe se sont chargés bénévolement de tout. A nous maintenant de rédiger les textes à publier sur le site www.charlotte-et-les-autres.com . Nous n'en sommes qu'aux balbutiements, faute de temps. Mais on peut d'ores et déjà imaginer l'importance du «coup de pouce» donné à «Charlotte et les autres...» par la réalisation de ce site.


Pour conclure, j'insiste sur les raisons que nous avons de nous réjouir et d'être fiers de notre oeuvre commune ainsi que de la qualité du travail que nous accomplissons ensemble. Cette année encore, nous avons pu répondre à tous les appels au secours sérieux qui nous sont parvenus, nous avons mené à bien certaines « campagnes » de stérilisation longues et compliquées et sauvé la vie de très nombreux chats malheureux. Une inquiétude cependant : au fil des mois, les demandes d'aide augmentent, et nous sommes presque toujours le dernier recours pour des « protecteurs » désespérés qui ont frappé en vain à toutes les portes avant de s'adresser à nous. Or, notre association ne reçoit pas de subventions ; c'est de nous, et de nous seuls, que dépendent les chats errants. C'est avec l'argent de nos cotisations que sont réglées les stérilisations et effectués les sauvetages. Leur nombre ne dépend pas du hasard, mais de notre générosité.


Peut-être n'est-il pas inutile que je vous rappelle que, dans le budget de notre association, les frais de fonctionnement n'existent pas. Si l'on excepte la prime d'assurance, obligatoire d'ailleurs, l'intégralité des sommes versées à l'association (cotisations et dons) est affectée aux soins vétérinaires ou à l'achat de nourriture.


Comme chaque année, je compte sur votre indéfectible motivation et sur votre fidélité, et vous en remercie bien vivement à l'avance.


Je vous prie de croire, Cher adhérent, à l'expression de mes meilleurs sentiments.