Adhésions - Cotisations


Appel des cotisations 2010

Dijon, janvier 2010


Cher adhérent,


L'année 2009 a été plus mouvementée encore que la précédente, et nous nous y attendions : il est évident qu'au 31 décembre, et bien que nous n'ayons pas encore eu le temps de terminer nos statistiques, le nombre de chats stérilisés et tatoués l'an dernier (345) était largement dépassé. On peut dire qu'à très peu de choses près, depuis deux ou trois ans, notre association sauve un chat par jour.

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Francine, Janvier 2010

«Heureusement que vous existez ! ». Voilà une phrase que nous entendons souvent, prononcée soit par des vétérinaires qui ne savent pas quelle solution proposer à certaines personnes venues évoquer en leur cabinet le problème de chats errants auquel elles se trouvent confrontées, soit par des « protecteurs» ayant frappé en vain à toutes les portes, et presque étonnés qu'enfin une association accepte de les aider.

Tous les cas sont différents, mais finalement c'est toujours la même histoire: un irresponsable a voulu un chat mais ne l'assume pas ; le minou ne sera pas castré, la minette ne sera pas stérilisée, soit par lâcheté (« je ne suis pas responsable de la descendance de mon chat»), soit par ignorance (« les petits se débrouilleront, un chat trouve toujours à se nourrir»), soit par avarice et manque de considération envers l'animal («pas question d'aller chez le vétérinaire, surtout pour un chat, ça coûte trop cher»). Autant d'arguments fallacieux, de raisonnements ineptes qui provoquent notre indignation sans pour autant faire changer d'avis ceux que nul ne peut convaincre, tout simplement parce qu'ils sont de mauvaise foi et peu enclins à se soucier de la misère animale.

A l'opposé, on trouve tous ceux qui sont capables de compassion, qui ne laisseront pas un chat sans maître mourir de faim devant leur porte, mais qui s'inquiètent en pensant à la portée qui va naître si on n'agit pas bien vite. Eviter la prolifération, c'est la seule solution acceptable. De surcroît, l'identification du chat, à laquelle nous faisons procéder au moyen du tatouage, lui donne une existence légale et lui permet, s'il est capturé par les services municipaux d'hygiène, d'échapper à la mort en fourrière.

Les actions que nous entreprenons, à la demande de vétérinaires et de personnes qui se trouvent, souvent malgré elles, confrontées à ce souci, ne sont pas également réparties dans tout le département. Les demandes d'aide proviennent plus souvent de la campagne et des petits villages que des villes.

La Fondation 30 Millions d'Amis, qui a repéré notre association en 2008 et nous aide depuis cette date, a acquitté, pour 2009, une partie de nos frais vétérinaires, pour un total de 3402 €. Mais c'est la seule aide financière que nous recevions, avec une subvention de 50 € émanant d'une petite commune. Dans ces conditions, vous comprenez aisément que «Charlotte et les autres...» vit de la motivation et du soutien financier que lui apportent ses adhérents et sympathisants.

L'entente tacite entre les différents partenaires qui contribuent au succès de notre entreprise commune a perduré en 2009 et je suis certaine que, malgré la crise, elle se poursuivra en 2010 et les années suivantes : les donateurs alimentent notre compte bancaire, qui sert presque exclusivement à acquitter les honoraires vétérinaires. (Les frais vétérinaires représentent entre 96 % et 99 % de nos dépenses selon les années), les protecteurs capturent, nourrissent, surveillent..., les vétérinaires qui collaborent avec nous -ils sont une soixantaine- nous consentent, avec beaucoup de gentillesse et de compréhension, les tarifs très bas qui sont compatibles avec l'état de nos finances.

A nous revient l'organisation, la liaison entre les différents partenaires, la gestion administrative, très lourde. Il me faut remercier particulièrement Odile Boch, Trésorière de l'association, qui passe plusieurs heures par jour dans les comptes, les chèques et les cartes de tatouage ; Jean Coron, qui s'occupe du site internet de l'association, que nous a offert Arnaud Métral, site très fréquenté ; et puis Agnès, employée de la S.P.A. des Cailloux, qui se charge bénévolement des explications aux protecteurs, du prêt des cages de capture, de la rédaction des bons. Le fonctionnement de notre association repose exclusivement sur le bénévolat. Ainsi que peuvent le constater ceux qui assistent à l'assemblée générale et approuvent les comptes, notre bilan ne comporte pas de frais de gestion, si l'on excepte la prime d'assurances obligatoire. La quasi-totalité de l'argent collecté est affectée à notre mission de secours sanitaire aux chats errants.

Les appels au secours proviennent d'un peu partout dans le département, et dépassent même les limites de la Côte d'Or depuis quelques années. La plupart du temps, nous sommes sollicités pour des groupes de chats qui se sont rassemblés autour des établissements près desquels ils ont la possibilité de trouver de quoi subsister quelque temps : les hôpitaux, les maisons de retraite, les aires d'autoroutes comportant un restaurant, les écoles et collèges dotés d'une cantine... Et beaucoup de nos protecteurs, parmi les plus sensibles, voient régulièrement s'accroître le nombre de leurs protégés : un chat famélique, ayant erré longtemps à la recherche de nourriture, découvre un jour la soupe populaire tenue par un nourrisseur, qui accueille sans hésiter le nouveau venu. Peut-on faire autrement ?

A plusieurs reprises cette année, on nous a signalé des cas de maltraitance, mauvais traitements, sévices ou cruauté envers des chats. Il semble que certains chasseurs, courroucés on ne sait trop pour quelle raison, se défoulent en tirant sur les chats qu'ils rencontrent, les tuant parfois, les blessant gravement plus souvent, ce qui est pire encore lorsqu'il s'agit d'un chat sans maître qui va se cacher pour souffrir et quelquefois agoniser pendant des jours. Les plaintes déposées sont trop souvent classées sans suite, les enquêteurs ne parvenant pas à identifier les coupables, et les témoins, lorsqu'il en existe, refusant la plupart du temps de témoigner officiellement, par crainte d'éventuelles représailles. Chacun d'entre nous doit avoir le courage, s'il a assisté à des actes condamnables, d'aller en témoigner à la gendarmerie, faute de quoi les coupables resteront impunis : notre association ne peut pas se substituer à celui qui a vu la scène, elle ne peut qu'appuyer sa démarche.

Vous constaterez, en lisant nos informations complémentaires, que seules 10 communes ont à ce jour signé la convention que propose le R.A.P.A.P.P.E.L. Cette convention utilise la possibilité offerte par la loi du 6 janvier 1999 de remplacer la mise en fourrière des chats errants (capture forcément suivie d'euthanasie, les chats sans maître n'étant évidemment jamais réclamés) par la stérilisation, l'identification et le relâcher sur le lieu de vie, dans le cadre d'une collaboration entre une municipalité et une association de protection animale.

«Comment peut-on encore, de nos jours, privilégier la méthode qui met à mort, alors qu'une autre méthode existe ? » direz-vous. C'est que les conseils municipaux sont le reflet de leurs administrés, et ils sont encore majoritaires, ceux qui pensent que s'il y a trop de chats quelque part, il n'y a qu'à les faire enlever, et peu importe ce qu'ils deviennent... Mais il faut, à mon avis, voir les choses autrement : grâce à l'action menée par notre association depuis 1999, il y a DEJA 10 communes qui ont signé la convention R.A.P.A.P.P.E.L., et aucune de ces communes ne l'a résiliée, alors que la possibilité de le faire est offerte chaque année. Petit à petit, la cause que nous défendons avance et les mentalités évoluent. Je ne doute pas que nous parviendrons un jour à ce que la Côte d'Or stérilise tous ses chats au lieu de les massacrer. Cette phrase de Margaret Mead, anthropologue, s'applique aussi à notre combat : « Ne doutez jamais du fait qu'un petit groupe de citoyens éclairés et déterminés puissent changer le monde. En fait, on n'a jamais pu le changer autrement.»

Comme chaque année, je compte sur votre soutien et votre fidélité, et vous en remercie du fond du coeur, au nom de tous les chats sans maître, sauvages ou moins sauvages, qui pourront être secourus ou sauvés grâce à vos dons.

Je vous prie de croire, cher adhérent, à l'expression de mes meilleurs sentiments.


Le Président


Nicole Bacqué


P.S. : Notre association étant une oeuvre d'intérêt général, il est possible d'obtenir, pour nos cotisations et dons, un reçu fiscal permettant de déduire de nos impôts 66 % de la somme versée, dans la limite de 20 % du revenu imposable. (Pour une entreprise, réduction de 60 % dans la limite de 5 % du chiffre d'affaires). Cela est possible pour tous les dons, quel qu'en soit le montant.

Deux exemples : lorsque vous faites à notre association un don de 100 € cela ne vous coûte que 34 € car, grâce au reçu fiscal, vous pouvez retirer 66 € de la somme que vous devez aux impôts.

Si vous souhaitez donner réellement 100 €, vous pouvez faire un don de 295 €, car vous économiserez 195 € d'impôts.


Nous sommes dorénavant autorisés à établir nos propres reçus fiscaux, aussi, pour régler votre cotisation, procédez ainsi :


    - Rédigez votre chèque, quelqu'en soit le montant, à l'ordre de «Charlotte et les autres...»

    - Si vous souhaitez un reçu fiscal, ajoutez un post-it sur le chèque ou un papier dans l'enveloppe : «je désire un reçu fiscal».

    - Joignez, si possible, une enveloppe timbrée à vos nom et adresse.

    - Envoyez le tout à notre association, à notre adresse.


  • Cotisation simple à partir de 10 €.

  • Cotisation membre bienfaiteur à partir de 30 €.


Ne tenez pas compte de cet appel si vous avez déjà réglé votre cotisation et par conséquent reçu votre carte d'adhérent 2010.



Informations complémentaires.


    - N'oubliez pas, si vous avez accès à Internet, de consulter notre site www.charlotte-et-les-autres.com. Vous y trouverez des renseignements et de jolies photos de chats sauvés.

    - Nous avons rendu hommage à notre Présidente d'Honneur, Michèle Pennequin. Voir, dans notre site internet, la rubrique « L'équipe».

    - Berthine Marceau, peintre animalier, a fait don à notre association d'une centaine de très jolies affiches représentant des chats. Une affiche-modèle, scannée, est visible sur notre site internet, rubrique « boutique ». Dimensions réelles : 41 cm x 80,5 cm. Ces affiches seront en vente, au prix de 10 € l'une, lors de l'assemblée générale. Il est également possible de commander une affiche par courrier et d'aller la retirer au refuge des Cailloux quelque temps après. En ce cas, ne pas oublier de mettre un post-it portant la mention « affiche» ainsi que votre numéro de téléphone sur le chèque. (On vous téléphonera lorsque l'affiche sera à votre disposition au refuge).

Berthine Marceau est connue régionalement par tous ceux qui s'intéressent à la peinture. Depuis 30 ans, dans sa boutique "Les après-midi de Berthine", 18 rue Charrue à Dijon, elle peint des animaux, surtout des chats. Elle peut faire le portrait de votre compagnon d'après photo. (http://berthine.marceau.free.fr)


- Des autocollants « Charlotte et les autres... » sont en vente, par correspondance, en nous adressant un chèque de 2 € et une enveloppe timbrée à 0,56 € (pour 1 à 4 autocollants) ou à 0,90 € (pour 5 autocollants ou davantage).

Ces autocollants nous sont fournis par la Confédération des S.P.A., ils sont identiques pour les 250 associations confédérées, mais la présence d'un chien nous gêne un peu, aussi allons-nous faire éditer nos propres autocollants. Si vous avez une jolie photo ou un beau dessin à nous proposer, n'hésitez pas à nous l'envoyer !


    - Le nouvel autocollant sera présenté sur notre site dans les mois qui viennent. N'oubliez pas de regarder de temps en temps !

    - N'hésitez pas à nous demander le petit livret bleu de présentation de l'association si vous ne l'avez jamais reçu ou si vous l'avez égaré. (Il faudra l'attendre un peu, car une bénévole est en train d'en refaire, notre stock étant de nouveau épuisé, sans que nous ayons pu satisfaire toutes les demandes de l'an dernier).

- Un dépliant est disponible. Il a été réalisé bénévolement par deux élèves du lycée du Castel.


    - La Mairie de Dijon nous a accordé une boîte aux lettres, à la Maison des associations. Voici l'adresse de correspondance exacte :


« Charlotte et les autres... »

Maison des Associations

Boîte AA6

2 rue des Corroyeurs

21068 Dijon cédex


Si vous souhaitez recommander notre association ou nous adresser quelqu'un, merci de communiquer cette adresse exclusivement, et de bien préciser que « Charlotte et les autres... » n'a pas de numéro de téléphone. Il convient d'écrire.


    - Liste des 152 communes dans lesquelles notre association est intervenue : (liste incomplète, le mois de décembre n'ayant pas pu être pris en compte).

    Ahuy, Aiserey, Aisey-sur-Seine, Aisy-sous-Thil, Aloxe Corton, Ancey, Arcenant, Arcenay, Arnay-le-Duc, Athée, Athie, Autricourt, Auxonne, Beaumont-sur-Vingeanne, Beaune, Bessey les Citeaux, Beurey-Beauguay, Bèze, Bissey-la-Côte, Blaisy-Bas, Blancey, Bligny-le-Sec, Bligny-sur-Ouche, Bonnencontre, Bouilland, Braux, Brazey-en-Plaine, Bretigny, Broin, Buncey, Buxerolles, Chailly-sur-Armançon, Chamesson, Chassignelles, Châteauneuf, Chatellenot, Châtillon-sur-Seine, Chenôve, Chevigny-Saint-Sauveur, Civry-en-Montagne, Colombier, Commarin, Corcelles-les-Monts, Corrombles, Couternon, Crecey-sur-Tille, Crimolois, Cuiserey, Curley, Darcey, Darois, Dijon, Epoisses, Euphrone, Faim-les-Moutiers, Faverolles-les-Lucey, Fontaine Française, Fontaine-les-Dijon, Genlis, Gevrey-Chambertin, Gigny-les-Beaune, Grenand les Sombernon, Griselles, Grosbois en Montagne, Hauteville-les-Dijon, Heuilley-sur-Saône, Is-sur-Tille, Izeure, Izier, La Roche-en-Brenil, Labergement-les-Seurre, Labussière-sur-Ouche, Lacour d'Arcenay, Laignes, Lamargelle, Laperrière-sur-Saône, Les Maillys, Leuglay, Longeault, Longvic-les-Dijon, Losne, Magny-sur-Tille, Mairey Mont-Saint-Jean, Mâlain, Marsannay-la-Côte, Marsannay-le-Bois, Massigy-les-Semur, Melin, Minot, Mirebeau-sur-Bèze, Monberthault, Mont-Saint-Jean, Montagny-les-Beaune, Montceau et Echarnant (Grandmont), Montigny Monfort, Montliot et Courcelles, Morey-Saint-Denis, Mosson, Mouillon, Neuilly-les-Dijon, Nogent-les-Montbard, Noiron-sous-Gevrey, Normier, Nuits-Saint-Georges, Panges, Perrigny-sur-l'Ognon, Plombières-les-Dijon, Pluvault, Pluvet, Pont d'Ouche, Pont et Massène, Pouilly-en-Auxois, Précy-sous-Thil, Quétigny, Quincy le Vicomte, Reulle-Vergy, Ruffey-les-Echirey, Saint-Apollinaire, Saint-Euphrône, Saint-Germain-de-Modéon, Saint-Jean-de-Losne, Saint-Martin-du-Mont, Saint-Maurice-sur-Vingeanne, Saint-Mesmin, Saint-Philibert, Saint-Prix-les-Arnay, Saint-Sauveur, Saint-Symphorien, Sarry, Saulieu, Saulon-la-Chapelle, Saussy, Semur-en-Auxois, Sennecey-les-Dijon, Serbonnes, Seurre, Sincey-les-Rouvray, Talant, Tanay, Tart le haut, Thoisy-la-Bergère, Torcy et Pouligny, Thoste, Tréclun, Trouhans, Trouhaut, Varois-et-Chaignot, Velars-sur-Ouche, Vernois-les-Vesvres, Viévigne, Villeneuve-sous-Charigny, Vougeot etc...

    - Nous avons une convention R.A.P.A.P.P.E.L. avec une dizaine de communes

    (Le Rassemblement des Associations de Protection Animale ne Pratiquant Pas l'Euthanasie Libératoire - R.A.P.A.P.P.E.L. est un groupement de 3 associations dont «Charlotte et les autres...» est le leader. Les 2 autres associations sont la S.P.A. de Dijon, qui a pour nom «Société pour la Défense des animaux de Bourgogne et de Franche-Comté» et qui gère le refuge des Cailloux, et le Chat Libre Dijonnais).

Les conseils municipaux de ces communes ont choisi la solution «stérilisation-tatouage-relâcher sur le lieu de vie» plutôt que le recours à la fourrière et à l'euthanasie.

Des accords sont en cours avec d'autres municipalités.

Si vous êtes maire ou conseiller municipal, et si vous pensez que la majorité de l'assemblée municipale pourrait être favorable à la méthode que nous proposons, écrivez-nous !


L'assemblée générale de « Charlotte et les autres... » se tiendra le mardi 16 mars 2010.


L'ordre du jour est le suivant :


- Rapport moral ;

- Compte-rendu financier ;

- Elections au Conseil d'Administration ;

    - Questions diverses éventuellement.


Pour assister à l'assemblée générale, il faut être membre de l'association et avoir réglé sa cotisation pour l'année en cours.


 Appel des cotisations 2009


Dijon, décembre 2008

Cher adhérent,

Pour commencer cette lettre, je me contenterai d'évoquer pour vous quelques petites histoires de sauvetages effectués au cours de l'année 2008, certaine que ces anecdotes vous permettront, bien mieux qu'un long discours théorique, de mesurer l'importance de l'aide que vous voulez bien accorder à notre association.


A Chenôve, une chatte abandonnée, qui n'a pas réussi à trouver un recoin pour s'abriter du mauvais temps et des regards, met au monde deux petits, au pied d'un arbre, sous une pluie battante et glaciale. Les petits n'y survivront pas, mais nous parviendrons, de justesse, à sauver la mère.


Près de Montbard, un matou efflanqué et épuisé, n'ayant plus que la peau sur les os, souffrant d'une conjonctivite si forte qu'il ne voit presque plus rien, est venu se coucher sous le perron d'une maison. A celle qui le découvre, il donne l'impression d'avoir renoncé et d'attendre la mort, comme une délivrance. Il est si faible que la dame peut le prendre, bien qu'il ne soit pas du tout apprivoisé. Mais cela, on le saura quelques jours plus tard, après que des soins lui auront été prodigués.

Dans les environs de Châtillon, une de nos adhérentes se porte au secours des «petits sauvages» et des «abandonnés dans la rue». Chaque jour, elle va nourrir ses protégés, sans se soucier ni du temps qu'il fait ni des kilomètres à parcourir. Nous lui fournissons les bons de stérilisation et de tatouage qu'elle nous demande. Je crois bien qu'elle a fait opérer, déjà, plus de 45 chats...


A Montceau-Echarnant, deux protecteurs courageux nourrissent et surveillent 26 chats des rues... ou des champs, comme on voudra ; 10 sont déjà opérés et soignés, les autres attendent leur tour, mais tous seront secourus.


A Losne, une bonne âme accueille un chat errant venu à sa porte. Peu de temps après, le chat amène ses amis : 6 adultes et 5 chatons. Notre bonne âme, dans un premier temps, s'adresse à nous pour nous demander de «placer» le petit groupe qu'elle nourrit provisoirement. Quelques explications plus tard, lorsqu'elle a compris qu'aucune association n'est en mesure de placer le dixième des chats qu'on lui signale, elle accepte de ravitailler définitivement tout ce petit monde. Nous prenons bien sûr en charge stérilisations et tatouages.

A Fontaine-les-Dijon, les chats mal en point semblent savoir d'instinct où se trouve la maison près de laquelle il faut se rendre pour être «remis sur pattes». Dernier arrivé, Basile, qui s'est présenté avec un oeil tout rouge, à demi fermé et larmoyant, la truffe qui coulait, et toussant sans arrêt. Une fois guérie, après une bonne cure d'antibiotiques, la nouvelle recrue s'est vue attribuer un bon, fourni par l'association, afin que ceux qui acceptaient un vagabond de plus à leur soupe populaire aillent le faire castrer et tatouer.


Des retraités de Blancey qui, depuis 13 ans, sacrifient leurs vacances et une bonne partie de leur budget aux chats errants, sauvages ou domestiques, qui traînent misère près de chez eux, font appel à nous pour stériliser les derniers venus. Il en vient sans arrêt car, à travers les prés, leur maison est proche de l'aire d'autoroute de Gissey... Les mauvais maîtres adorent lâcher leurs chats sur les aires d'autoroute, espérant peut-être qu'ils se feront vite écraser.


A Marsannay, une famille possède 3 chats, qui sortent souvent faire un petit tour. Attirés probablement par les odeurs de nourriture, peut-être encouragés par les 3 chats choyés, deux matous faméliques se mêlent à leurs nouveaux copains pour se faufiler dans la maison et dans la vie de la famille, à qui nous accordons bien vite les soins vétérinaires nécessaires aux nouveaux-venus. Dans ce cas-là encore, la première déception passée, (Non ! Nous ne pouvons pas trouver d'adoptant pour ces deux matous ; non ! nous n'avons pas de place au refuge !) c'est de bon coeur que la famille accepte de participer au sauvetage en accueillant définitivement les deux chats qui s'incrustent.


C'est aussi à vous, adhérents, que ces chats, comme beaucoup d'autres, doivent la vie, car les seules ressources de notre association sont les dons de ses membres. En 2007, nous avons pu faire opérer, tatouer et soigner 345 chats, dans 116 communes du département. Les comptes pour 2008 ne sont pas terminés au moment où j'écris, mais d'ores et déjà il ne fait pas de doute que ce nombre sera encore plus important qu'en 2007. Dans les informations complémentaires, vous trouverez la liste des 128 communes dans lesquelles notre association est intervenue entre le 1er janvier et le 30 novembre 2008. Odile Boch, qui tient les comptes avec la plus grande rigueur, me dit que nous avons déjà dépensé, au 15 novembre 2008 (donc pour 10 mois et demi de 2008), plus de 13000 €, rien qu'en frais vétérinaires. Et vous savez que nos 51 vétérinaires nous consentent de vrais prix d'amis.

Bonne nouvelle : La Fondation 30 Millions d'Amis a repéré notre association en 2008, et elle a acquitté une partie de nos frais vétérinaires (pour un total de 2520 €). Nous allons demander le renouvellement de cette aide pour 2009.

Grâce à une coopération efficace entre notre association et la Société pour la Défense des Animaux, il a été possible d'accorder une place, temporaire ou définitive, au refuge, aux chats qu'on ne pouvait remettre sur leur lieu de vie, à cause d'un handicap ou d'une maladie à soigner.

Un peu partout, de nombreux protecteurs procurent à leurs protégés, en plus de la pitance quotidienne, un abri de fortune : à Grandmont, c'est une chaufferie qu'on aménage et qui sert de refuge à une quinzaine de chats ; à Saint-Martin du Mont, des bottes de paille oubliées dans un grenier servent de havre à dix de leurs congénères ; six autres logent, à Leuglay, dans une grange à l'abandon. A Beaumont-sur-Vingeanne, les hommes de la maison se sont lancés dans la construction de niches en bois...


Quelquefois, le chat a trouvé tout seul un coin abrité et tranquille : il «squatte» une remise, une cabane de jardin, une cave, un appentis, un auvent sous lequel on a entreposé des cagettes... et c'est là que le futur protecteur, (qui ne sait pas encore qu'il va bientôt être des nôtres) découvre, par hasard, la détresse du petit animal, souvent sauvage ou redevenu sauvage. Récemment trouvés dans un tas de bois, lovés dans un interstice entre des bûches, une chatte et ses cinq chatons, déshydratés et crevant de faim, blottis les uns contre les autres, la mère tentant de réchauffer les petits... Ils ont pu être secourus et l'histoire finit bien.


Bien souvent, considérant le cas qui se présente, on se dit qu'il suffit de très peu pour que soient sauvés ces pauvres hères. Et c'est vrai : un peu d'argent, un peu de bonté, quelques efforts, et c'est la vie qui gagne, c'est le malheur qui perd la partie... grâce à la coopération de tous ceux qui oeuvrent pour «Charlotte et les autres...», grâce à l'entente tacite entre les différents partenaires : les donateurs, les protecteurs, les vétérinaires.


Notre fonctionnement est maintenant bien rôdé. Nous nous chargeons de la gestion administrative et financière, des conventions que notre groupement, le R.A.P.A.P.P.E.L., passe avec les mairies pour que les chats soient officiellement préservés et ne fassent pas l'objet d'une mise en fourrière, des rapports avec les 51 vétérinaires ayant signé notre protocole d'accord, avec la Direction des Services Vétérinaires qui nous demande régulièrement un bilan, de la tenue des registres légaux, des assurances etc... Et, bien sûr, nous traitons chaque demande sérieuse : explications, conseils, prêt d'une cage de capture éventuellement, établissement des bons, choix du vétérinaire le plus proche etc... Et comme tout cela représente déjà une charge très lourde à laquelle nous suffisons à peine, c'est le demandeur qui devient protecteur et bénévole sur place : c'est lui, la plupart du temps, que nous chargeons de capturer le chat(sauf dans les cas difficiles), de l'emmener chez le vétérinaire que nous avons désigné ou qu'il a choisi, s'il a déjà un vétérinaire pour ses animaux, et surtout de nourrir quotidiennement et de surveiller le chat. Récemment, nous avons été amenés à faire diverses statistiques et à collationner des éléments chiffrés (travail auquel je ne me consacre pas volontiers), pour présenter notre association à une administration, et nous nous sommes aperçus que nous avions environ 2500 bénévoles, répartis dans tout le département, certains s'acquittant de leur mission depuis 1993, date de création de l'association. Ces bénévoles ne sont pas adhérents, pour la plupart, car ils gèrent, souvent à la campagne, des groupes importants de chats (30 ou davantage), dépensent pas mal d'argent en nourriture pour leurs protégés et ne disposent pas d'un budget extensible.


J'espère que ce petit résumé, assez mal ficelé, et dont je ne suis pas très contente, le temps me manquant toujours pour parfaire mes diverses tâches, rend tout de même partiellement compte d'une année d'activité intense.


Chaque année, nous progressons, inéluctablement, par nécessité, presque malgré nous.

En 1993, lorsque nous avons fondé l'association, nous étions trois. Au cours de l'année, nous avions pu, non sans mal, sauver une douzaine de chats, et nous n'en étions pas peu fières ! Depuis 15 ans, chaque année, de nouveaux membres, tous motivés, tous généreux, nous ont rejoints. Tous ensemble, nous avons fait la réussite de cette association qui fonctionne si fort, et dont l'utilité est une évidence. Sans jamais faire la moindre publicité, sans avoir le téléphone, sans employé, avec pour seule adresse officielle une boîte aux lettres, nous avons pris, dans la protection animale en Côte d'Or, une importance qui nous étonne. Mais il faut reconnaître que nous disposons de trois atouts de taille : la détermination sans faille de tous ceux qui participent à notre oeuvre, la formidable générosité de Michèle Pennequin, notre Présidente d'Honneur, et un site internet (offert, installé et hébergé par Arnaud Métral) très fréquenté.


Comme chaque année, je compte sur votre soutien et votre fidélité, et vous en remercie du fond du coeur, au nom de tous les chats sans maître, sauvages ou moins sauvages, qui pourront être secourus ou sauvés grâce à vos dons.


Je vous prie de croire, cher adhérent, à l'expression de mes meilleurs sentiments.


Le Président

Nicole Bacqué


Appel des cotisations 2008

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Dijon, décembre 2007


Cher adhérent,

Au fil des années, ma lettre annuelle d'appel des cotisations s'est transformée, peu à peu, en compte-rendu sommaire d'activité, et cela me semble nécessaire : en ces temps où nous sommes sollicités de toutes parts, pour toutes sortes de causes, où il ne se passe pas de trimestre sans que soit dénoncé un scandale ou un détournement de fonds perpétré par une association, où nos boîtes aux lettres regorgent d'appels aux dons rédigés sur des supports luxueux et accompagnés de porte-clefs, vignettes, gadgets dispendieux, enveloppes pré-timbrées etc... qui témoignent en réalité du gaspillage éhonté qui est fait de dons versés pour une bonne cause, il me semble utile et juste de vous rendre compte de ce que nous avons fait avec l'argent de vos cotisations, car beaucoup d'entre vous n'assistent pas à l'assemblée générale.

Sachez donc que, pour 2006, 72% de notre budget ont été consacrés à des soins vétérinaires, et 23% à l'achat de nourriture. (La plupart des «protecteurs» achètent eux-mêmes les croquettes et les boîtes de pâtée). De quoi se composent donc les 5% restants ? primes d'assurances, cotisation à la Confédération des S.P.A. de France, cotisation au R.A.P.A.P.P.E.L., location de l'emplacement pour notre site internet, frais bancaires de tenue de compte... . C'est tout, et le bilan représente, ma foi, une jolie prouesse : 5% seulement du budget consacrés aux frais de fonctionnement, 95% allant directement aux animaux. Je ne crois pas qu'on puisse mieux faire, et nous sommes très fiers de ce résultat. Les comptes 2007 ne sont pas encore clôturés, évidemment, mais on peut d'ores et déjà dire que les différents postes de dépenses se répartiront de la même façon, ainsi que pourront le constater ceux d'entre vous qui viendront à la prochaine assemblée générale.

Par ailleurs, 100% des recettes proviennent des cotisations et dons. L'association ne reçoit aucune subvention. C'est assez dire, je crois, l'importance capitale que revêt votre soutien.

Notre activité, déjà très intense en 2006, s'est encore accrue en 2007, et nous sommes perpétuellement débordés. Cette année 2007 est une véritable réussite, tant en ce qui concerne les «sauvetages» de chats sans maître qu'en ce qui concerne la propagation de nos idées, et particulièrement celle qui préconise le remplacement de la mise en fourrière suivie d'euthanasie par la stérilisation et le relâcher sur le lieu de vie.

Il me faut donc remercier ici les différents acteurs de cette réussite :

  • nous tous d'abord, fidèles adhérents de l'association ; c'est une lapalissade que de dire que, sans notre soutien financier, il n'y aurait rien de possible. Parmi nous, il faut décerner une mention spéciale à Michèle Pennequin, notre Présidente d'honneur, dont l'extrême générosité a fait qu'encore cette année, nous avons pu répondre favorablement à toutes les demandes sérieuses que nous avons reçues. Toutes les «colonies» de chats en détresse dont nous avons eu connaissance ont pu être secourues.

  • les 45 vétérinaires collaborant avec nous, qui participent réellement à notre oeuvre de protection animale -ce n'est pas le cas de toute la profession-. Il faut savoir que ces praticiens nous consentent des tarifs de faveur, vraiment très bas (ce sont les prix que nous pouvons payer sans risquer d'avoir à renoncer à certaines stérilisations nécessaires ; en effet, ce sont souvent, à la campagne, des groupes de 30 ou 40 chats qu'il faut traiter, et si l'on ne peut pas financer la stérilisation de tout le groupe, on ne parvient pas à arrêter la prolifération, on ne fait que la ralentir). D'autre part, il est bien plus difficile pour un vétérinaire de s'occuper d'un chat «sauvage», arrivant en cage-piège, souvent sans rendez-vous, encore plus souvent en triste état, que de procéder aux mêmes opérations sur le charmant minet d'une brave dame. Nos vétérinaires ne sont pas seulement de bons professionnels. Ce sont aussi des hommes de coeur.

  • les «protecteurs» : ce sont ceux qui nourrissent et quelquefois hébergent les chats errants. Ils ont découvert la détresse d'un chat, ont entrepris de le ravitailler et se retrouvent avec un petit groupe de miséreux, quémandant avec succès la pitance quotidienne. Craignant la reproduction des pauvres hères qu'il nourrit, le «protecteur» s'adresse à nous. Nous offrons les bons de stérilisation, prodiguons les conseils nécessaires, organisons les captures, prêtons les cages, prenons contact avec le vétérinaire le plus proche collaborant avec nous, procédons aux formalités nécessaires pour que les chats aient dorénavant, légalement, le droit d'exister etc... . La plupart du temps, le protecteur ne pensait pas, au départ, avoir à s'engager autant. Peu à peu, il s'investit davantage. Nous l'y incitons d'ailleurs, car la réussite de notre oeuvre est fondée sur la participation active de tous. Et ce n'est pas rien que de distribuer quotidiennement la nourriture à une colonie de chats qu'il faut aussi surveiller pour pouvoir intervenir rapidement en cas de maladie ou de disparition, et à qui il faut aussi procurer des abris discrets afin qu'ils ne souffrent pas trop des intempéries, et ceci sans déplaire au voisinage. Nos «protecteurs» sont souvent dévoués au point de se priver pour donner davantage aux animaux. Et ils font parfois preuve de courage : je pense à cette dame qui, bien qu'allergique au poil de chat, s'occupe parfaitement d'une bonne douzaine de minets, traitant son allergie par le mépris, ou encore à cet homme qui, portant secours et nourriture à un groupe de chats, s'est vu obligé de pénétrer chaque jour dans un réduit infesté de puces, et a persévéré, couvert de piqûres et supportant d'effroyables démangeaisons, jusqu'à ce qu'on parvienne à la désinfection qui s'imposait, désinfection qui s'est avérée longue et difficile car les chats étaient tous des «petits sauvages» non manipulables.

  • les municipalités : naguère, il me fallait aller au-devant d'elles, obtenir un rendez-vous puis tenter de persuader le maire du bien-fondé de notre démarche. Les premières conventions ont mis longtemps à voir le jour. Mais comme nous avons investi tout notre coeur et tout notre savoir-faire dans l'aventure, que les édiles ont été satisfaits des premiers résultats, le bouc