Adhésion / cotisation 2009

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Appel des cotisations 2009

Chat - Emmanuel, après plusieurs mois d'excellents soins.

Emmanuel, après plusieurs mois d’excellents soins.

Cher adhérent,

Pour commencer cette lettre, je me contenterai d’évoquer pour vous quelques petites histoires de sauvetages effectués au cours de l’année 2008, certaine que ces anecdotes vous permettront, bien mieux qu’un long discours théorique, de mesurer l’importance de l’aide que vous voulez bien accorder à notre association.

A Chenôve, une chatte abandonnée, qui n’a pas réussi à trouver un recoin pour s’abriter du mauvais temps et des regards, met au monde deux petits, au pied d’un arbre, sous une pluie battante et glaciale. Les petits n’y survivront pas, mais nous parviendrons, de justesse, à sauver la mère.

Près de Montbard, un matou efflanqué et épuisé, n’ayant plus que la peau sur les os, souffrant d’une conjonctivite si forte qu’il ne voit presque plus rien, est venu se coucher sous le perron d’une maison. A celle qui le découvre, il donne l’impression d’avoir renoncé et d’attendre la mort, comme une délivrance. Il est si faible que la dame peut le prendre, bien qu’il ne soit pas du tout apprivoisé. Mais cela, on le saura quelques jours plus tard, après que des soins lui auront été prodigués.

Dans les environs de Châtillon, une de nos adhérentes se porte au secours des «petits sauvages» et des «abandonnés dans la rue». Chaque jour, elle va nourrir ses protégés, sans se soucier ni du temps qu’il fait ni des kilomètres à parcourir. Nous lui fournissons les bons de stérilisation et de tatouage qu’elle nous demande. Je crois bien qu’elle a fait opérer, déjà, plus de 45 chats…

A Montceau-Echarnant, deux protecteurs courageux nourrissent et surveillent 26 chats des rues… ou des champs, comme on voudra ; 10 sont déjà opérés et soignés, les autres attendent leur tour, mais tous seront secourus.

A Losne, une bonne âme accueille un chat errant venu à sa porte. Peu de temps après, le chat amène ses amis : 6 adultes et 5 chatons. Notre bonne âme, dans un premier temps, s’adresse à nous pour nous demander de «placer» le petit groupe qu’elle nourrit provisoirement. Quelques explications plus tard, lorsqu’elle a compris qu’aucune association n’est en mesure de placer le dixième des chats qu’on lui signale, elle accepte de ravitailler définitivement tout ce petit monde. Nous prenons bien sûr en charge stérilisations et tatouages.

A Fontaine-les-Dijon, les chats mal en point semblent savoir d’instinct où se trouve la maison près de laquelle il faut se rendre pour être «remis sur pattes». Dernier arrivé, Basile, qui s’est présenté avec un oeil tout rouge, à demi fermé et larmoyant, la truffe qui coulait, et toussant sans arrêt. Une fois guérie, après une bonne cure d’antibiotiques, la nouvelle recrue s’est vue attribuer un bon, fourni par l’association, afin que ceux qui acceptaient un vagabond de plus à leur soupe populaire aillent le faire castrer et tatouer.

Des retraités de Blancey qui, depuis 13 ans, sacrifient leurs vacances et une bonne partie de leur budget aux chats errants, sauvages ou domestiques, qui traînent misère près de chez eux, font appel à nous pour stériliser les derniers venus. Il en vient sans arrêt car, à travers les prés, leur maison est proche de l’aire d’autoroute de Gissey… Les mauvais maîtres adorent lâcher leurs chats sur les aires d’autoroute, espérant peut-être qu’ils se feront vite écraser.

A Marsannay, une famille possède 3 chats, qui sortent souvent faire un petit tour. Attirés probablement par les odeurs de nourriture, peut-être encouragés par les 3 chats choyés, deux matous faméliques se mêlent à leurs nouveaux copains pour se faufiler dans la maison et dans la vie de la famille, à qui nous accordons bien vite les soins vétérinaires nécessaires aux nouveaux-venus. Dans ce cas-là encore, la première déception passée, (Non ! Nous ne pouvons pas trouver d’adoptant pour ces deux matous ; non ! nous n’avons pas de place au refuge !) c’est de bon coeur que la famille accepte de participer au sauvetage en accueillant définitivement les deux chats qui s’incrustent.

C’est aussi à vous, adhérents, que ces chats, comme beaucoup d’autres, doivent la vie, car les seules ressources de notre association sont les dons de ses membres. En 2007, nous avons pu faire opérer, tatouer et soigner 345 chats, dans 116 communes du département. Les comptes pour 2008 ne sont pas terminés au moment où j’écris, mais d’ores et déjà il ne fait pas de doute que ce nombre sera encore plus important qu’en 2007. Dans les informations complémentaires, vous trouverez la liste des 128 communes dans lesquelles notre association est intervenue entre le 1er janvier et le 30 novembre 2008. Odile Boch, qui tient les comptes avec la plus grande rigueur, me dit que nous avons déjà dépensé, au 15 novembre 2008 (donc pour 10 mois et demi de 2008), plus de 13000 €, rien qu’en frais vétérinaires. Et vous savez que nos 51 vétérinaires nous consentent de vrais prix d’amis.

Bonne nouvelle : La Fondation 30 Millions d’Amis a repéré notre association en 2008, et elle a acquitté une partie de nos frais vétérinaires (pour un total de 2520 €). Nous allons demander le renouvellement de cette aide pour 2009.

Grâce à une coopération efficace entre notre association et la Société pour la Défense des Animaux, il a été possible d’accorder une place, temporaire ou définitive, au refuge, aux chats qu’on ne pouvait remettre sur leur lieu de vie, à cause d’un handicap ou d’une maladie à soigner.

Un peu partout, de nombreux protecteurs procurent à leurs protégés, en plus de la pitance quotidienne, un abri de fortune : à Grandmont, c’est une chaufferie qu’on aménage et qui sert de refuge à une quinzaine de chats ; à Saint-Martin du Mont, des bottes de paille oubliées dans un grenier servent de havre à dix de leurs congénères ; six autres logent, à Leuglay, dans une grange à l’abandon. A Beaumont-sur-Vingeanne, les hommes de la maison se sont lancés dans la construction de niches en bois…

Quelquefois, le chat a trouvé tout seul un coin abrité et tranquille : il «squatte» une remise, une cabane de jardin, une cave, un appentis, un auvent sous lequel on a entreposé des cagettes… et c’est là que le futur protecteur, (qui ne sait pas encore qu’il va bientôt être des nôtres) découvre, par hasard, la détresse du petit animal, souvent sauvage ou redevenu sauvage. Récemment trouvés dans un tas de bois, lovés dans un interstice entre des bûches, une chatte et ses cinq chatons, déshydratés et crevant de faim, blottis les uns contre les autres, la mère tentant de réchauffer les petits… Ils ont pu être secourus et l’histoire finit bien.

Bien souvent, considérant le cas qui se présente, on se dit qu’il suffit de très peu pour que soient sauvés ces pauvres hères. Et c’est vrai : un peu d’argent, un peu de bonté, quelques efforts, et c’est la vie qui gagne, c’est le malheur qui perd la partie… grâce à la coopération de tous ceux qui oeuvrent pour «Charlotte et les autres…», grâce à l’entente tacite entre les différents partenaires : les donateurs, les protecteurs, les vétérinaires.

Chat effrayé

On lit encore la peur dans les yeux de cette chatte, plusieurs semaines après le sauvetage.

Notre fonctionnement est maintenant bien rôdé. Nous nous chargeons de la gestion administrative et financière, des conventions que notre groupement, le R.A.P.A.P.P.E.L., passe avec les mairies pour que les chats soient officiellement préservés et ne fassent pas l’objet d’une mise en fourrière, des rapports avec les 51 vétérinaires ayant signé notre protocole d’accord, avec la Direction des Services Vétérinaires qui nous demande régulièrement un bilan, de la tenue des registres légaux, des assurances etc… Et, bien sûr, nous traitons chaque demande sérieuse : explications, conseils, prêt d’une cage de capture éventuellement, établissement des bons, choix du vétérinaire le plus proche etc… Et comme tout cela représente déjà une charge très lourde à laquelle nous suffisons à peine, c’est le demandeur qui devient protecteur et bénévole sur place : c’est lui, la plupart du temps, que nous chargeons de capturer le chat(sauf dans les cas difficiles), de l’emmener chez le vétérinaire que nous avons désigné ou qu’il a choisi, s’il a déjà un vétérinaire pour ses animaux, et surtout de nourrir quotidiennement et de surveiller le chat. Récemment, nous avons été amenés à faire diverses statistiques et à collationner des éléments chiffrés (travail auquel je ne me consacre pas volontiers), pour présenter notre association à une administration, et nous nous sommes aperçus que nous avions environ 2500 bénévoles, répartis dans tout le département, certains s’acquittant de leur mission depuis 1993, date de création de l’association. Ces bénévoles ne sont pas adhérents, pour la plupart, car ils gèrent, souvent à la campagne, des groupes importants de chats (30 ou davantage), dépensent pas mal d’argent en nourriture pour leurs protégés et ne disposent pas d’un budget extensible.

J’espère que ce petit résumé, assez mal ficelé, et dont je ne suis pas très contente, le temps me manquant toujours pour parfaire mes diverses tâches, rend tout de même partiellement compte d’une année d’activité intense.

Chaque année, nous progressons, inéluctablement, par nécessité, presque malgré nous.

En 1993, lorsque nous avons fondé l’association, nous étions trois. Au cours de l’année, nous avions pu, non sans mal, sauver une douzaine de chats, et nous n’en étions pas peu fières ! Depuis 15 ans, chaque année, de nouveaux membres, tous motivés, tous généreux, nous ont rejoints. Tous ensemble, nous avons fait la réussite de cette association qui fonctionne si fort, et dont l’utilité est une évidence. Sans jamais faire la moindre publicité, sans avoir le téléphone, sans employé, avec pour seule adresse officielle une boîte aux lettres, nous avons pris, dans la protection animale en Côte d’Or, une importance qui nous étonne. Mais il faut reconnaître que nous disposons de trois atouts de taille : la détermination sans faille de tous ceux qui participent à notre oeuvre, la formidable générosité de Michèle Pennequin, notre Présidente d’Honneur, et un site internet (offert, installé et hébergé par Arnaud Métral) très fréquenté.

Comme chaque année, je compte sur votre soutien et votre fidélité, et vous en remercie du fond du coeur, au nom de tous les chats sans maître, sauvages ou moins sauvages, qui pourront être secourus ou sauvés grâce à vos dons.

Je vous prie de croire, cher adhérent, à l’expression de mes meilleurs sentiments.

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