Adhésion / Cotisation 2008

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abri du "chats des toits" - six chats

Appel des cotisations 2008

Cher adhérent,

Au fil des années, ma lettre annuelle d’appel des cotisations s’est transformée, peu à peu, en compte-rendu sommaire d’activité, et cela me semble nécessaire : en ces temps où nous sommes sollicités de toutes parts, pour toutes sortes de causes, où il ne se passe pas de trimestre sans que soit dénoncé un scandale ou un détournement de fonds perpétré par une association, où nos boîtes aux lettres regorgent d’appels aux dons rédigés sur des supports luxueux et accompagnés de porte-clefs, vignettes, gadgets dispendieux, enveloppes pré-timbrées etc… qui témoignent en réalité du gaspillage éhonté qui est fait de dons versés pour une bonne cause, il me semble utile et juste de vous rendre compte de ce que nous avons fait avec l’argent de vos cotisations, car beaucoup d’entre vous n’assistent pas à l’assemblée générale.

Sachez donc que, pour 2006, 72% de notre budget ont été consacrés à des soins vétérinaires, et 23% à l’achat de nourriture. (La plupart des «protecteurs» achètent eux-mêmes les croquettes et les boîtes de pâtée). De quoi se composent donc les 5% restants ? primes d’assurances, cotisation à la Confédération des S.P.A. de France, cotisation au R.A.P.A.P.P.E.L., location de l’emplacement pour notre site internet, frais bancaires de tenue de compte… . C’est tout, et le bilan représente, ma foi, une jolie prouesse : 5% seulement du budget consacrés aux frais de fonctionnement, 95% allant directement aux animaux. Je ne crois pas qu’on puisse mieux faire, et nous sommes très fiers de ce résultat. Les comptes 2007 ne sont pas encore clôturés, évidemment, mais on peut d’ores et déjà dire que les différents postes de dépenses se répartiront de la même façon, ainsi que pourront le constater ceux d’entre vous qui viendront à la prochaine assemblée générale.

Par ailleurs, 100% des recettes proviennent des cotisations et dons. L’association ne reçoit aucune subvention. C’est assez dire, je crois, l’importance capitale que revêt votre soutien.

Notre activité, déjà très intense en 2006, s’est encore accrue en 2007, et nous sommes perpétuellement débordés. Cette année 2007 est une véritable réussite, tant en ce qui concerne les «sauvetages» de chats sans maître qu’en ce qui concerne la propagation de nos idées, et particulièrement celle qui préconise le remplacement de la mise en fourrière suivie d’euthanasie par la stérilisation et le relâcher sur le lieu de vie.

Il me faut donc remercier ici les différents acteurs de cette réussite :

  • nous tous d’abord, fidèles adhérents de l’association ; c’est une lapalissade que de dire que, sans notre soutien financier, il n’y aurait rien de possible. Parmi nous, il faut décerner une mention spéciale à Michèle Pennequin, notre Présidente d’honneur, dont l’extrême générosité a fait qu’encore cette année, nous avons pu répondre favorablement à toutes les demandes sérieuses que nous avons reçues. Toutes les «colonies» de chats en détresse dont nous avons eu connaissance ont pu être secourues.
  • les 45 vétérinaires collaborant avec nous, qui participent réellement à notre oeuvre de protection animale -ce n’est pas le cas de toute la profession-. Il faut savoir que ces praticiens nous consentent des tarifs de faveur, vraiment très bas (ce sont les prix que nous pouvons payer sans risquer d’avoir à renoncer à certaines stérilisations nécessaires ; en effet, ce sont souvent, à la campagne, des groupes de 30 ou 40 chats qu’il faut traiter, et si l’on ne peut pas financer la stérilisation de tout le groupe, on ne parvient pas à arrêter la prolifération, on ne fait que la ralentir). D’autre part, il est bien plus difficile pour un vétérinaire de s’occuper d’un chat «sauvage», arrivant en cage-piège, souvent sans rendez-vous, encore plus souvent en triste état, que de procéder aux mêmes opérations sur le charmant minet d’une brave dame. Nos vétérinaires ne sont pas seulement de bons professionnels. Ce sont aussi des hommes de coeur.
  • les «protecteurs» : ce sont ceux qui nourrissent et quelquefois hébergent les chats errants. Ils ont découvert la détresse d’un chat, ont entrepris de le ravitailler et se retrouvent avec un petit groupe de miséreux, quémandant avec succès la pitance quotidienne. Craignant la reproduction des pauvres hères qu’il nourrit, le «protecteur» s’adresse à nous. Nous offrons les bons de stérilisation, prodiguons les conseils nécessaires, organisons les captures, prêtons les cages, prenons contact avec le vétérinaire le plus proche collaborant avec nous, procédons aux formalités nécessaires pour que les chats aient dorénavant, légalement, le droit d’exister etc… . La plupart du temps, le protecteur ne pensait pas, au départ, avoir à s’engager autant. Peu à peu, il s’investit davantage. Nous l’y incitons d’ailleurs, car la réussite de notre oeuvre est fondée sur la participation active de tous. Et ce n’est pas rien que de distribuer quotidiennement la nourriture à une colonie de chats qu’il faut aussi surveiller pour pouvoir intervenir rapidement en cas de maladie ou de disparition, et à qui il faut aussi procurer des abris discrets afin qu’ils ne souffrent pas trop des intempéries, et ceci sans déplaire au voisinage. Nos «protecteurs» sont souvent dévoués au point de se priver pour donner davantage aux animaux. Et ils font parfois preuve de courage : je pense à cette dame qui, bien qu’allergique au poil de chat, s’occupe parfaitement d’une bonne douzaine de minets, traitant son allergie par le mépris, ou encore à cet homme qui, portant secours et nourriture à un groupe de chats, s’est vu obligé de pénétrer chaque jour dans un réduit infesté de puces, et a persévéré, couvert de piqûres et supportant d’effroyables démangeaisons, jusqu’à ce qu’on parvienne à la désinfection qui s’imposait, désinfection qui s’est avérée longue et difficile car les chats étaient tous des «petits sauvages» non manipulables.
  • les municipalités : naguère, il me fallait aller au-devant d’elles, obtenir un rendez-vous puis tenter de persuader le maire du bien-fondé de notre démarche. Les premières conventions ont mis longtemps à voir le jour. Mais comme nous avons investi tout notre coeur et tout notre savoir-faire dans l’aventure, que les édiles ont été satisfaits des premiers résultats, le bouche à oreille a fonctionné, et dorénavant ce sont les maires qui prennent contact avec nous. Fidèles à nos habitudes, nous progressons lentement mais sûrement, ne nous engageant avec une commune que lorsque le fonctionnement est bien au point avec la précédente. Les conventions sont signées par le R.A.P.A.P.P.E.L., groupement d’associations dont «Charlotte et les autres… » est le «leader» depuis sa création. A ce jour, des conventions sont signées, ou reconduites, avec les municipalités suivantes : Dijon, Bèze, Corcelles-les-Monts, Crugey, Fauverney, Izeure, Morey-Saint-Denis, Neuilly-les-Dijon, Perrigny-sur-l’Ognon.

A ceux d’entre vous qui jugeraient cette démarche un peu trop administrative, je précise qu’elle est d’une importance capitale, car la signature d’une convention avec nous signifie, en fait, que la municipalité en question renonce, sur son territoire, à la mise en fourrière suivie d’euthanasie, et que tous les chats vivant sur le dommaine de la commune auront la vie sauve. Ceux qui, pour une raison quelconque, (handicap, grand âge, besoin de soins etc… ) ne peuvent pas être remis sur le site, sont accueillis, provisoirement ou définitivement, dans le petit refuge de l’association ou dans celui de la Société pour la Défense des animaux.

Par ailleurs, lorsqu’une convention a pu être signée, c’est souvent un employé communal qui est chargé des captures et de la conduite des chats chez le vétérinaire, ce qui nous épargne un souci et nous soulage un peu.

Evidemment, nous intervenons partout dans le département, même si nous n’avons pas de convention avec la commune concernée. Voici la liste des communes dans lesquelles, entre le 1er janvier et le 30 novembre 2007, nous avons organisé et financé le sauvetage d’importants groupes de chats : Dijon, Colombier, Mirebeau, Arcenant, Izier, Leuglay, Saint Germain de Modéon, Bouilland, Faverolles-les-Lucey, Perrigny-sur-l’Ognon, Neuilly-les-Dijon, Montliot et Courcelles, Magny-sur-Tille, Buxerolles, Corrombles, Gevrey-Chambertin, Marsannay-la-Côte, Hauteville-les-Dijon, Velars-sur-Ouche, Pluvet, Plombières-les-Dijon, Mairey, Mont Saint Jean, Chassignelles, Mercey, Saint Prix-les-Arnay, Vougeot, Saint Philibert, Bissey-la-Côte, Fontaine-les-Dijon, Quétigny, Morey-Saint-Denis, Talant, Trouhans, Ruffey-les-Echirey, Gigny-les-Beaune, Aisey-sur-Seine, Autricourt, Labussière-sur-Ouche, Pouilly-en-Auxois, Minot, Saint-Apollinaire, Bèze, Viévigne, Izeure, Corcelles-les-Monts, Chamesson, Pluvault, Saint Martin du Mont, Saint Maurice sur Vingeanne.

Notre vie quotidienne est souvent émaillée de surprises ; certaines sont heureuses : ce sont les adoptions, trop rares mais toujours touchantes ; en 2007, Saturnin, Bengali, Camille, Huguette, Florence et Joseph ont connu ce grand bonheur. D’autres sont contrariantes au plus haut point : saccage d’une cage de capture, après relâcher du chat qui s’y trouvait, la première fois par une militante anti-stérilisation invoquant… le bouddhisme, la deuxième fois par une irresponsable aux motivations fumeuses…

Nous avons, en 2007, (sans tenir compte de décembre, mois pour lequel nous ne pouvons pas encore établir le bilan) fait stériliser et tatouer 312 chats. Cela représente un énorme travail, que nous avons pu mener à bien grâce à vous. Mais le sujet d’inquiétude qui s’est fait jour l’an dernier perdure, et devient même plus angoissant encore : en effet, les demandes d’aide ne cessent d’augmenter et plus que jamais, nous sommes le dernier recours de «protecteurs» désespérés qui se sont vus opposer partout des refus avant de s’adresser à nous.

Qu’adviendrait-il de tous ces pauvres chats sans toit ni maître, plus malchanceux encore que les autres, si un jour nous devions renoncer à secourir certains d’entre eux ? Cette crainte devient un souci obsédant, et nous espérons que le nombre des appels au secours finira un jour par se stabiliser. Pour cela, il faut que chacun d’entre nous continue à s’insurger contre l’irresponsabilité de ceux qui laissent leur chat se reproduire, sans se soucier de l’avenir des portées ou en «distribuant» les chatons alentour.

Comme chaque année, je compte sur votre soutien et sur votre fidélité, et vous en remercie bien vivement à l’avance, au nom de tous ces chats dont la survie ne dépend que de nous.

Je vous prie de croire, cher adhérent, à l’expression de mes meilleurs sentiments.

Le Président

Nicole Bacqué

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